Une hacienda hors du temps en Equateur

L’endroit semble tout droit sorti d’un vieux livre d’histoire poussiéreux. Adresse improbable à quelques encablures de la célèbre route Panaméricaine, au nord de Quito, la capitale de l’Equateur, la Hacienda Pinsaqui offre la promesse d’un voyage dans le temps, celui des rancheros et de Simon Bolivar. Un voyage dans une époque aujourd’hui disparue et dont l’hacienda a su conserver tout le charme.



Une hacienda hors du temps en Equateur
Il faut toute l’expérience du chauffeur ou une solide carte pour ne pas manquer le panneau de bois qui annonce l’entrée de l’Hacienda. A 5 km au nord du village d’Otavola, à 2h de route de Quito sur la Panaméricana Norte, l’adresse a de quoi surprendre à quelques mètres à peine d’une route que l’on peut sans hésiter qualifier d’encombrée. La grille de fer forgée ouvre sur une large allée grossièrement pavée et sur un jardin luxuriant. Bougainvilliers, hibiscus roses et agapanthes forment un odorant comité d’accueil.
Bâtie il y a plus de 300 ans, en 1790 exactement, la demeure était alors une entreprise de fabrication de textiles qui faisait travailler les Indiens de la région et qui exportaient ses pièces vers les Etats-Unis. Entre les mains de la même famille, les Freile-Larrea, depuis cette époque, elle s’est reconvertie au tourisme depuis 15 ans et propose aujourd’hui un hébergement de charme dans un environnement naturel pour les voyageurs qui, après la visite de Quito la citadine, aspirent à se mettre au vert durant quelques jours. Dans ces grands bâtiments faits de murs blancs et de poutres de bois sombres, l’hacienda abrite 30 suites. Toutes ont la taille d’un petit appartement parisien, certaines sont même en duplex, et possèdent le charme de ces lieux dont chaque mur a une histoire à raconter.

Une hacienda hors du temps en Equateur
Une soirée au coin du feu

Dès l’arrivée dans la chambre, le personnel se presse pour allumer la cheminée et c’est à la chaleur des flammes que l’on défait tranquillement ses valises. Sur les murs, le décor, fait de photos anciennes et de portraits, mêle agréablement austérité et raffinement. Les carreaux de faïence qui ornent les murs de la salle de bain et les robinets français ajoutent à l’ambiance une touche délicate. Dehors, la pluie s’est mise à tomber. C’est le début de la soirée à l’hacienda.
C’est autour d’un verre d’Aguardiente, alcool local parfumé à la cannelle, que la soirée commence autour de la grande cheminée du séjour. Vaste pièce tout en longueur aux larges fenêtres qui ouvrent toutes sur le jardin, le salon est composé de larges fauteuils club et partout, des bouquets de fleurs fraîches embaument l’air. Près de la cheminée, un pique de marquage des bœufs rappelle le passé de la demeure. Avant le dîner, un orchestre traditionnel vient jouer pour les voyageurs. Une façon, pour l’hacienda de faire travailler les gens de la région.
Le dîner, composé de plats simples et savoureux, dont certains sont bio et tous viennent des exploitations alentour, a lieu dans la vaste salle à manger familiale. Le vin chilien fait son effet et c’est dans une douce torpeur que nous rejoignons la chambre où le feu a été entretenu durant notre absence. Entre les draps nous attend une petite bouillote. Il fait bon vivre à la Hacienda Pinsaqui.

Un tourisme nature au pied du volcan

Le soleil se lève et le volcan Cotacaxi semble tranquillement émerger de la brume. Alternant volcans et profondes vallées, la région est source inépuisable de randonnées et de balades. Mais en cette heure matinale, c’est au jardin de l’hacienda qu’il faut consacrer un peu de temps. Riches d’arbres qui ont plus de 300 ans, il abrite quantités de fleurs et d’essences, aroncarias, arômes, roses, bougainvilliers, magnolias et même quelques palmiers. Au détour d’un chemin une femelle lama et son petit broutent paisiblement. Ici, pas de lama pas content. Les jours de grand beau temps, un hamac accueille bien volontiers les amateurs de farniente. Les autres pourront rejoindre les écuries où patientent plusieurs chevaux, des purs sangs arabes prêts à aller se dégourdir les jambes.
A la journée ou pour quelques heures, de nombreuses randonnées sont possibles sur les versants du volcan Cotapaxi. Histoire de quitter les lieux pour un moment avant d’y revenir en apprécier le confort et la douceur de vivre. A Pinsaqui, le temps s’étire lentement et donne envie de faire une pause.

Stéphanie Clément-Grandcourt
www.jevoyagedurable.com

Pratique

La portion de la Panaméricaine qui mène à l’hacienda étant tout à fait accessible pour les conducteurs européens, la location de voiture reste le moyen le plus pratique pour se déplacer dans cette partie du pays.

Chambres doubles à partir de 70 €, petit-déjeuner inclus.
www.haciendapinsaqui.com

A faire :
Croisière de 4jours/3 nuits à bord du MV Santa Cruz à partir de 1572$.
Le prix comprend le séjour en pension complète, les visites des différentes îles en compagnie d’un guide naturaliste, l’équipement de snorkling (à l’exception de la combinaison qui se loue sur place pour 10$).
Pour réserver : www.metropolitan-touring.com

Pour se rendre en Equateur et aux Galápagos :
Au départ de la France, en code share avec Ibéria, la compagnie aérienne Lan dessert Quito et Guayaquil en vol direct à partir de Madrid et met à la disposition des voyageurs 14 vols hebdomadaires sur des Boeing 767 et des Airbus 340.
La classe éco est de bonne tenue : sièges ergonomiques, repose-tête réglable verticalement et horizontalement, écran individuel de 9 pouces et plus d’une quarantaine de films disponibles à la demande.
Côté business, de bonnes surprises également avec un siège doté d’un fully flt bed confortable (avec de véritables couettes en plume ! ), un écran tactile de 15 pouces, une gastronomie de qualité et une large sélection de vins chiliens et argentins.
3042 € l’AR en Business et 982 € l’AR en classe éco (surcharge carburant et taxes incluses), au départ de Quito ou de Guayaquil.
www.lan.com

Jeudi 10 Décembre 2009
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