Se faire la valise

Voyage long ou court, en France ou à l’étranger, dix conseils à suivre pour que les bagages ne deviennent pas un fardeau au moment de prendre l’avion.



1/ Bien se renseigner sur les franchises des compagnies aériennes
Parce que chaque compagnie, qu’elle soit régulière, charter ou encore low cost, dispose de sa propre réglementation, il est conseillé de se renseigner avant le départ. Le poids d’un bagage autorisé par personne en soute est généralement de 20 kg en Europe et les dimensions du bagage ne doivent pas excéder 56x45x25 cm. Quant au bagage à main, il ne doit pas dépasser les 12 kg. Pour les Etats-Unis, une franchise supplémentaire est autorisée, et un total de deux bagages d’un poids moyen de 23 kg est très souvent accordé.

2/ Certaines franchises ont des clauses particulières
Si on voyage en classe affaire ou en première, on peut souvent obtenir un bonus de 10 kg supplémentaires. Pour les grands voyageurs, les programmes de fidélisation autorisent gratuitement 5, 10 voire même 20 kg en fonction du nombre de miles détenus. En cas de dépassement de la franchise, le surpoids est alors facturé et le montant varie selon les compagnies aériennes et les destinations. Il est donc impératif de se renseigner en amont.

3/ Optimiser le poids des bagages
Pour un séjour à l’hôtel, pourquoi ne pas vérifier que les serviettes, les gels douches ou encore le sèche-cheveux sont bien à disposition ? Pour un voyage plutôt « routard », il faut prévoir un encombrement minimum avec des vêtements en coton léger qui sont facilement lavables, par exemple. Et en cas de départ prolongé, chaque kilo compte, que ce soit dans l’avion ou bien après... sur le dos !

4/ Pour les objets encombrants ou spéciaux
Il faut impérativement se renseigner au moment de la réservation avant d’embarquer avec un landau, un vélo, une chaise roulante etc., car ces articles sont, bien souvent, soumis à des régimes spéciaux. Selon les compagnies, certains sont inclus dans la franchise bagages ou font l’objet d’un tarif spécial en supplément. Les compagnies aériennes ayant des quotas à respecter doivent donner une autorisation au préalable. Il faudra alors fournir les dimensions exactes de l’objet et le présenter dans un conditionnement adapté.

5/ Pour les objets un peu « particuliers »
Le transport d’un instrument de musique volumineux comme un violoncelle ou une contrebasse fait parfois l’objet d’un tarif spécial car un siège est spécifiquement réservé ! Chasseurs et tireurs professionnels, il faut savoir que les armes à feu ne sont acceptées qu’en soute mais pas sur tous les vols. Même avec une autorisation de la compagnie, il faudra s’attendre à fournir une foule de documents : permis de port d’arme, autorisation de transport...

6/ Transport des liquides en bagage à main
Des restrictions très strictes concernent les passagers qui embarquent sur un vol au départ de l’Union Européenne et de l’Islande, la Norvège ou la Suisse, quelle que soit la destination. Liquides, pâtes, gels et aérosols ne sont autorisés en cabine que si le volume du contenant ne dépasse pas 100 ml ! Qu’ils soient en pots, en bouteilles ou en tubes, ils doivent être placés dans un sac en plastique transparent, refermable par zip ou pression, d’un format de 20x20 cm maximum et ne dépassant pas 1 litre. Un seul sac est autorisé par passager et il devra être présenté séparément lors du passage au contrôle de sécurité.

7/ Quelques exceptions toutefois
Elles concernent les aliments pour bébé, nécessaires pendant le vol. Les biberons de plus de 100 ml sont autorisés mais il peut être demandé de prouver leur authenticité en les goûtant ! Quant aux médicaments liquides, ils sont acceptés à condition seulement de présenter une prescription médicale à son nom (ordonnance, certificat d’un pharmacien). Enfin, les produits achetés après les contrôles de sécurité, dans les duty free et à bord de l’avion, sont autorisés, mais ils devront être placés dans un sac en plastique transparent scellé.

8/ Les objets interdits en cabine comme en soute
En cabine, interdiction formelle de transporter des armes à feu, aussi bien de guerre que de défense, de tir que de chasse, de foire que de collection... Idem en ce qui concerne les imitations d’armes ! Armes blanches (couteaux, épées, rasoirs à manches, bâton de ski...) et objets contondants (batte de base ball, club de golf, marteau, tournevis...) sont prohibés. Il faudra donc penser à laisser le zippo à la maison et à placer son opinel fétiche dans les bagages qui voyagent en soute, au risque de se les voir confisquer. Les substances et matières dangereuses (munitions, pétards, essence, gaz...) sont aussi bien interdites en cabine qu’en soute.

9/ Limiter les risques du transport
Même si on n’estime qu’à 2% le nombre de bagages égarés par les compagnies, la probabilité d’en faire partie n’est pas totalement négligeable ! La seule solution pour éviter ce désagrément serait de n’emporter qu’un bagage à main, mais ce n’est pas toujours facile selon les destinations et la durée du séjour sur place ! La règle de base est donc d’étiqueter chacun de ses bagages avec ses coordonnées complètes et garder sur soi les objets essentiels et précieux, comme les papiers d’identité, l’appareil photo ou encore les bijoux. Penser aussi à prendre une mini trousse de toilette et pourquoi pas des vêtements de rechange peut être aussi une bonne idée ! Pour un départ à plusieurs, il est même recommandé de répartir vêtements et objets dans chacune des valises, au cas où l’une d’entre elles s’égare. Chacun aura alors un minimum d’affaires pour commencer ses vacances !

10/ Que faire en cas de perte ou de détérioration ?
Si les bagages répondent absents ou arrivent en lambeaux sur le tapis, il faut impérativement porter plainte auprès du service bagages de la compagnie aérienne en remplissant le formulaire fourni dans l’aérogare d’arrivée. A savoir : la Convention de Montréal, qui fait loi dans le transport aérien des bagages, laisse au voyageur un délai de 21 jours pour déposer sa réclamation. Si la compagnie ne restitue pas rapidement les bagages, il faudra alors envoyer le formulaire au service clients de la compagnie aérienne avec la photocopie du billet d’avion, les reçus des cartes d’embarquement ainsi qu’une lettre précisant les détails des objets perdus (avec factures si possible) pour établir une indemnisation. La Convention limite cependant son montant à 1 200 euros par passager. Si les bagages ont plus de valeur, il faut alors opter pour une assurance contre la perte ou le vol avant même de partir !

Avec les conseils d'Opodo, premier voyagiste en ligne européen.

Mercredi 24 Septembre 2008
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