Ras le bol monsieur Da Vinci

Le mouton de panurge des temps modernes se reconnaît à cette facilité déconcertante de suivre « comme un seul homme » un sujet d’une faiblesse extrême.
Avec le Da Vinci code, nous sommes gâtés.



Vaste affaire de gros sous, le Da Vinci Code mis à la sauce Eurostar ou à celle des tours opérateurs finit par excéder. Que l’on aime ces histoires à deux balles construites sur un zeste de religion, d’inceste et autres recettes littéraires éculées, ne me choque pas. Que l’on me force à en manger sous prétexte que les autres aiment me fatigue.
Que le livre soit un extraordinaire roman de plage, j’en conviens. Qu’il bouscule à ce point notre vie quotidienne, basta. Pas un magazine, pas un site, pas une radio, pas une chaîne, pas un vendeur de saucisses ou de chaussettes n’oublie le sujet. L’église s’en mêle, l’office du tourisme de Paris se pâme, les professionnels anglais du voyage en redemandent.
L’événement pue l’artificiel à plein nez…
Dans ce concert du « toujours plus », l’imbécillité cède parfois la place à la démesure des propos. Que l’on nous prenne pour des imbéciles, d’accord mais avec au moins un peu d’élégance et de respect.

Marcel Lévy
ml@vacancespratiques.com

Jeudi 18 Mai 2006
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