Le Portugal, une imagination bien française

Poincaré aimait à répéter que « Chercher à faire le bonheur des gens est le pire malheur qui puisse vous arriver »… Réaliste et terrible à la fois. Malheureusement il n’avait pas tort. De cette envie de bonheur forcé est né l’assistanat, érigé aujourd’hui en système de gouvernement.



Nos amis portugais aussi se lancent avec bonheur dans cette vision du « meilleur pour tous ». Dès le premier juin, se baigner malgré le drapeau rouge coûtera 55 euros ! Une amende forfaitaire qui pourra être triplée en cas de récidive. On peut, bien évidemment, comprendre cette envie forcenée des portugais de maintenir coûte que coûte le nombre de ses touristes, et ce sans en perdre un ou deux en route. Là où le texte se complique, c’est avec le drapeau jaune.. qui autorise le baigneur à entrer dans l’eau mais pas à nager. Mauvais pour les neurasthéniques aux envies suicidaires en vacances près de Porto. Ni vus, ni connus, un sourire aux lèvres, ils trompent la surveillance des maîtres nageurs et se laissent glisser sans bouger. Malin, non ?

La loi n’explique pas encore ce que permet le drapeau vert. A priori on peut raisonnablement imaginer qu’il sera interdit de se noyer sous peine d’amendes. Dommage alors que la monnaie locale ne soit pas la couronne. Juste pour les fleurs.

Anne le Goff
alg@vacancespratiques.com

Jeudi 11 Mai 2006
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