Coco pas content

L’animal a du caractère, le bougre ! Il pince, mordille et sait dire avec talent : « Tourist, go home ». Installé sur un trépied à Key West, ce perroquet est devenu l’une des vedettes de la ville, même si son vocabulaire est loin d’être des plus châtiés.



L’histoire de Malcom, c’est le nom de ce volatile, est étonnante. Selon son propriétaire, il aurait été abandonné au pied d’une table du bar après une partie de poker, un soir d’été, il y a 20 ans. Pas ou plus de souvenir du maître d’avant. Sans doute un marin venu là sur un yacht privé. Seul vestige de l’époque, une cage un peu rouillée où Malcom est expédié lorsqu’il devient intenable. Une vingtaine d’années n’ont pas suffit à faire taire le bestiau qui a toujours hurlé dans la langue de Molière toutes les insanités contenues dans un bon dictionnaire d’insultes. Comment un américain bon teint le savait-il ? Par ses clients québécois surpris d’un tel langage. Adrian Fusk a donc acheté un dictionnaire d’argot pour comprendre Malcom. Et pour l’éduquer (en français) il a trouvé une méthode type Berlitz. Résultat, Adrian lui même ne parle pas si mal le français. Malcom, en vieillissant, s’est assagi même si un « M… » ou un « put… » remontent de temps en temps à la surface. Mais là, c’est juste pour le bonheur des francophones, souvent canadiens, qui retrouvent un bout de France en terre américaine.

Marcel Lévy
ml@vacancespratiques.com

Lundi 8 Mai 2006
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