C’est pas ma fôte!

Il y a deux façons d’aborder le problème de l’orthographe. S’attacher aux plus petits détails de la langue française et n’accepter aucune dérogation, ou admettre plus de souplesse. Ce qui semble être le cas de la littérature de carte postale.



C’est à un jeune linguiste en fin d’études que nous devons l’intéressante thèse sur un thème sans fin : les commentaires au dos des cartes postales. Pendant des années, le pensum constituait à noircir une bonne vingtaine de cartes avec des expressions tartes comme «Tout va bien, profitons pleinement du séjour » ou « temps merveilleux pour des vacances qui le sont tout autant ». Ne nous y trompons pas: ces « marqueurs » du bonheur à faire vivre aux amis n’avaient pas d’autre but que de dire : « Nous, nous sommes partis en vacances… Et vous? ».

Martin Roulat, auteur de l’étude, démontre qu’en 30 ans, ce qui a changé c’est surtout l’orthographe. Un laisser aller sans fin et perpétuel. Et de citer des exemples, comme « LNA va bien et se bronze au soleile. Quel bel vacances ». Ne jetons pas la pierre à l’auteur de ce résumé estival car, de fait, tout se comprend. Un peu comme le langage SMS cher aux jeunes. Martin Roulat précise dans son étude que les jeunes, comme les vieux, font tous des erreurs dans ces messages vite faits, mal faits. Pressés par le temps et l’étourderie plus que par la méconnaissance du langage. Une idée qu’ici nous aimons bien. Cette envie d’aller vite qui nous laisser passer des fautes nous conduit souvent à de justes «corrections» de votre part.
Mais promis, juré, nous allons essayer de faire attention… Au fait, un ou deux F à orthografe ?

Marcel Levy
ml@vacancespratiques.com

Dimanche 3 Décembre 2006

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