vacances pratiques


Version imprimable

Y aller ou pas ?


Faut-il ou non braver les interdits, franchir les sommets et les montagnes de la diplomatie pour affronter les risques d'une destination proscrite par le Quai d'Orsay. La raison dit non, le coeur dit parfois oui: 6 tour-opérateurs français ont entamé mercredi une tournée en Mauritanie pour évaluer la situation sécuritaire du pays. Le Mali est inscrit en rouge mais le pays Dogon a bien des attraits. Et l'île de Socotra, au Yémen, reste bien loin de tout attentat.



Face à la menace d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), aux enlèvements réels et annonces de mesures de sécurité, le champs d'investigation des vacanciers se rétrécit. Bien sûr, pas question de transformer les vacances, moment de détente a priori, en expérience dangereuse et traumatisante. Il reste que l'élargissement du périmètre interdit à Mopti, au Mali, interroge de nombreux amis de ce pays. L'île de Socotra au Yemen, merveille de l'écotourisme, reste à l'écart des destinations programmées par les tour-opérateurs bien que, jamais, aucune bombe n'y ait éclatée. Mais il faut passer par Sanaa, de fâcheuse réputation, et les arbres du dragon ne sont plus admirés par personne.
La Mauritanie aussi est marquée en rouge par le Quai d'Orsay, mais le tour opérateur Point Afrique a annoncé début octobre la reprise de ses vols en décembre vers le pays, malgré les avis du Quai d'Orsay, et a finalement convaincu 6 opérateurs amoureux du désert à venir juger sur place les risques. La Balaguere, Voyageurs du Monde, Club Aventure, Atalante, Allibert et Point Afrique, qui représentent 95% du marché mauritanien de tourisme, essaient de comprendre et évaluer. Un effort méritoire pour éviter de classer un peu rapidement en zone "rouge" des populations entières dont le sort dépend, pratiquement entièrement, du nombre de touristes qui les visite.

Annie Fave

Vendredi 19 Novembre 2010