Voyage dans mon écran



Faut il s’en réjouir, s’en désoler ou s’en moquer ? La visite des plus grandes villes peut se faire désormais de façon virtuelle, sur son écran, via «street view», la nouvelle interface de Google maps. Coup de chance pour les vrais voyageurs, il n’y a ni les couleurs, ni les odeurs ni la magie du voyage ! A force de croire aux vertus du virtuel, on finit par oublier les réalités du monde. La crise économique vient de nous le rappeler.

Cela a l’apparence du voyage, la complication (relative, parce qu’il faut savoir s’orienter) du voyage, mais c’est devant son écran que se déroule la balade, virtuelle. Quelques clics, par exemple ici, et en route pour Paris, Lyon ou Marseille. Six villes de France se visitent ainsi et il y aura d’autres villes du monde, puisqu’il n’est pas question d’aller voir seulement à portée de pied. Des dizaines de photos ont été prises pour permettre aux visiteurs ces visites virtuelles, en avant ou en arrière dans la rue et de haut en bas dans les villes. Un petit coup d’œil au balcon fleuri, là haut ? Un clic et voilà le chèvrefeuille sous votre nez.
Cette prouesse est la nouvelle application de Google et il semble qu’elle permette à d’innombrables voyageurs virtuels de satisfaire leur curiosité. Saine ou malsaine ? Pas de doute que s’il s’agit d’espionner le jardin des voisins, cela ne soit pas un progrès. En revanche l’application peut être la fin des arnaques pour les loueurs sans scrupules qui promettaient la vue sur la Tour Eiffel… en étant situés derrière une Tour de la Défense ! Paris a adopté la formule pour proposer des itinéraires : Paris romantique, le circuit des galeries d’art et le Paris des monuments, entre autres. Une promenade sensée encourager à passer aux actes pour y voir de plus près la réalité. A démontrer, mais pourquoi pas ?

Annie Fave
af@vacancespratiques.com

Lundi 20 Octobre 2008
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