vacances pratiques


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Vivre avec…


Lundi 6 novembre, 6h20, le taxi est à l’heure. Départ pour Toulouse à 7h50. Arrivée 9 heures. Sur le papier, la liaison « porte à porte » devrait prendre un peu plus de trois heures. Dans la réalité, j’atteindrais Toulouse vers 11 heures ! Rien d’exceptionnel. Il faut désormais s’habituer aux aléas de l’aérien.



L’ancien président de la SNCF, Louis Gallois n’avait pas tort. Avec malice, et loin des micros, il expliquait que la France est un très petit pays qui ne mérite pas forcément l’avion. Un peu plus de 1000 Km dans sa diagonale. Quatre heures de TGV au pire. Développer le rail devient un enjeu économique majeur face à un avion qui prend de plein fouet les mesures de sécurité, l’encombrement du ciel ou les conditions climatiques… Lundi 6, précisément, les conditions étaient particulières. Nouvelles mesures de sécurité. 145 mètres de queue à Orly (j‘ai vérifié, j’étais dedans). Une heure trente pour atteindre le portique de sécurité. Taquin par nature, je ne me soumets pas au « sac plastique genre congélation ». Dans la valise, déodorant et autre parfum. Je tente. Histoire de voir. Je passe ! Bon et alors ? Ne pas assurer la sécurité du vol, ce serait laisser la porte ouverte aux terroristes. Leur envoyer un message fort : faites ce que vous voulez. Inch’Allah ! Mais le faire à moitié, c’est bête. Et voilà que je me trouve idiot, avec ma tentation de la resquille. Je n’ai pas la solution.

Seule certitude : Orly construit dans les années 60 est autant adapté à la sécurité que le Parc des Princes à la plantation d’un potager. Je m’énerve, je jure qu’Air France me fatigue (mais sont ils responsables ?). Je ne suis pas le seul. Brouillard sur Toulouse. Et pan une heure de retard de plus. J’arrive à mon rendez vous à 11h20. Un œil sur le net : Paris/Toulouse aujourd’hui, c’est 5h31 en train. Avec l’avion, j’ai gagné 31 minutes. S’il y avait eu le TGV j’aurais mis 2h30.

Marcel Lévy
[ml@vacancespratiques.com ]mail: ml@vacancespratiques.com



Mercredi 8 Novembre 2006