Vivement la campagne, la vraie

A l’exception de quelques attardés (et encore), nous avons tous bien compris que 2007 verrait l’arrivée d’un nouveau Président à la tête de la République Française. Moment démocratique, s’il en est, sensé présenter les idées et la vision de chacun des candidats sur les grands problèmes du pays.



Sur le fond, loin de moi de transformer cette humeur en tribune politique. Chacun est libre de ses opinions et les défend dans les urnes. Rien d’anormal. Sur la forme, l’inquiétude me prend. A voir aujourd’hui les hypothèses fragiles et abracadabrantesques des journalistes politiques, je me demande si demain nous n’allons pas finir asphyxiés par des commentaires répétitifs voire étouffés par des hypothèses fumeuses nées dans quelques bistrots parisiens. Au petit jeu des pronostics, disait Raimu « les couillons risquent de nager longtemps ». En fait, ce qui m’inquiète le plus, c’est le froid relatif qui va s’abattre sur notre société. Pas une décision forte, pas un engagement ne sera pris avant de savoir le nom de l’heureux (ou de l’heureuse ?) élu(e). Et ce coup de frein économique va se ressentir à tous les niveaux de la société. Voyage compris. Mai, date des élections, et surtout connu pour ses ponts, risque de pâtir des week-end électoraux. L’avenir incertain va freiner les investissements. La peur de la crise renforcera le bas de laine… Au détriment des vacances et de la découverte. Les professionnels en sont conscients et se demandent comment envoyer les français en vacances tout en respectant le civisme de chacun. Brochures sur le vote par correspondance ou par procuration, adaptation des dates de départ et d’arrivée…. Toutes les hypothèses sont étudiées. On verra dès le moi de mars le « programme électoral » des voyagistes sur le sujet.
Vivement les beaux jours à la campagne ! La vraie.

Marcel Lévy
ml@vacancespratiques.com

Mardi 17 Octobre 2006
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