vacances pratiques


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Union du troisième type




Parlons mariage. Se dire oui lancé à 200 km/h lors d’une chute libre vertigineuse ? Non, ringard. Se dire oui dans une salle de mariage en verre sous les eaux turquoises d’un lagon aux Maldives ? Surfait. En haut du Mont-Blanc ? Trop petit. Mais se marier en admirant la planète terre dans toute sa rondeur depuis le hublot d’une navette spatiale, avouez que c’est cosmique.

Les réservations sont ouvertes. La firme tokyoïte First Advantage attend désormais les futurs époux, prêts à se soulager de quelques 240 millions de yens (1,45 million d'euros) pour s’installer dans une petite navette spatiale envoyée dans l’espace à une altitude de 100 kilomètres. Pour une heure de vol, les conjoints profitent de quelques minutes en apesanteur, juste de quoi échanger leur consentement devant les trois seuls invités autorisés à prendre place à bord. Les formalités classiques des cérémonies de mariage seront réglées avant le départ, laissant ainsi la majorité du vol libre pour contempler la Terre. Un échange de vœux inoubliable, qui attirait déjà des clients avant même l’ouverture des guichets.
Loin d’être la lubie de quelques riches voyageurs excentriques, le tourisme spatial se développe depuis que le premier touriste extra-terrestre a quitté la Terre en 2001, en payant la bagatelle de vingt millions de dollars à l'agence spatiale russe. Et même si depuis, seulement quatre autres touristes ont pu se frotter au vol orbital, les prévisions sont plutôt optimistes puisque l’on attend environ 40 000 clients sur ce marché à l’horizon 2020. Virgin Galactic, la compagnie du célèbre Richard Branson, aurait déjà enregistré plusieurs milliers de réservations. L'Agence Spatiale Russe Anatoli Perminov n’a plus de place libre jusqu’en 2009 et ouvre sa liste d’attente pour les années qui suivent. D’ici 2020, le prix des billets va baisser à environ 100 000 dollars, soit deux cents fois moins que quelques années auparavant. A ce rythme là qui sait, le rêve sera peut-être accessible au plus grand nombre dans quelques décennies, et l’on embarquera pour la lune depuis Roissy-Charles de Gaulle en classe éco.

Alexis Dufour
ad@vacancespratiques.com

Mercredi 2 Juillet 2008