vacances pratiques


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Un coup d’épée dans l’eau…




Oui, un coup d'épée dans l'eau, voilà à quoi ressemble la tentative désespérée de certains tour-opérateurs spécialisés sur les pays d’Afrique, et plus particulièrement sur le Kenya, qui cherchent aujourd’hui à convaincre les voyageurs et les autorités que les régions des safaris ne sont pas des zones à risques…

Peut-on les blâmer d’essayer quand même ? Sûrement pas. Car ces gens là ne sont ni fous ni inconscients. Ils connaissent parfaitement la région et ses habitants et pensent (à juste titre sûrement) que si seules quelques régions du Kenya sont touchées par la crise aujourd’hui, c’est le pays tout entier qui sera à genoux si les touristes désertent les lieux. Une opinion d’ailleurs largement confortée par l'Organisation Mondiale du Tourisme qui a estimé, hier, que la perte des revenus générés par les séjours de touristes étrangers serait "un désastre" pour le Kenya.
Pour autant, la bataille est perdue d’avance et les girafes devront attendre. Et avec elles tout le secteur touristique kenyan.
Car il est un fait certain : tant que le Kenya sera associé aux images d’horreur qui sont actuellement diffusées dans tous nos médias, il y a fort à parier qu’aucun touriste ne souhaitera faire un safari dans le pays.
Faut-il le regretter ? Sûrement. Mais que les spécialistes du Kenya se rassurent: d’autres pays touristiques ont traversés eux aussi, et dans des temps pas si éloignés, des crises extrêmement graves. Beaucoup ont vu leur image ternie par des attentats ou des catastrophes. Les faire oublier a, certes, pris du temps. Mais la mémoire de l’homme est sélective. Quand la crise s’apaisera, le Kenya redeviendra le pays des safaris et les girafes reviendront sur le devant de la scène.

Stéphanie Clément
scg@vacancespratiques.com


Mardi 29 Janvier 2008