Un avant goût d’été



Le centre américain d’études météorologiques, installé à Miami, vient de publier un premier bilan climatique de l’été 2007. Pour les Etats-Unis, les données recueillies sont assez conformes à celles des 5 dernières années. Pour l’Europe, les premiers constats montrent un très léger dérèglement des conditions générales. Rien de bien grave !

C'est la conclusion qui est intéressante: « Finalement l’été 2007 n’aura pas été aussi mauvais que le disent les européens. A l’exception du Nord de la France, et d’une partie de l’Angleterre, le temps a été moins bousculé qu’en 2005 ». Avec ce constat, on se demande si l’on a vécu cet été dans le même pays. Mais un coup de fil à Météo France et la confirmation tombe: le passage pluvieux au Nord de la France n’est pas un phénomène unique et exceptionnel. Nous aurions même connu pire voici cinq ans !
Première remarque: alors que les Français affirment qu’il ne faut plus seulement penser «vacances » en été, force est de constater qu’un été « pourri » reste un événement majeur. Un vrai, dont on parle encore l'automne venu.
Seconde remarque, si l’on en croit les TO, un mauvais été donne des idées pour l’automne et les ventes bondissent depuis quelques semaines. Car enfin, un été calamiteux ne laisse pas de bons souvenirs de voyage. Il faudra donc rattraper cela au plus vite. Les agences de voyage en ligne remarquent déjà une hausse sensible des visites sur les destinations soleil de l’hiver.
On le sait, les Français ne veulent pas être pris pour des pigeons l’été et refusent de surpayer leurs vacances. Mais déçus par un été pluvieux, ils veulent vite repartir et à n’importe quel prix. Conclusion: il ne nous reste plus qu’à souhaiter que l’été 2008 soit pire que 2007. C’est la seule condition pour faire partir plus de Français en voyage. CQFD.

Marc Dandreau
md@vacancespratiques.com

Lundi 24 Septembre 2007
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