vacances pratiques


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Transavia en toute transparence




L’écologie ne se vit pas seulement sur le papier et bon nombre de grandes idées se sont arrêtées dans les dossiers de ceux qui les défendaient. Rares sont donc les compagnies aériennes à jouer le jeu de l’environnement et à dire à leurs clients ce qu’il en est vraiment de leur parcours en avion. Transavia prend le risque. Et le résultat étonne.

Quand la voix du commandant de bord résonne dans la cabine, rien de bien surprenant. La première partie de l’intervention sur le Paris/Séville est plus que classique : altitude, vitesse, pays et villes survolés sans oublier la météo à l’arrivée. Ce qui l’est plus, c’est le discours qui suit : « Mesdames, messieurs, nous consommerons pour ce voyage un peu plus de 5000 litres de carburant, vous êtes 160 personnes à bord ce qui représente environ 2,7 litres au 100 km par passager. Moins que la consommation de votre voiture personnelle ». Et de préciser le poids total au décollage, le kilométrage global, la vitesse des vents de dos qui explique cette faible consommation sans oublier l’altitude qui joue dans la gestion de cette consommation.
Pour être franc, c’est la première fois que j’entendais un tel discours. Presque rassurant en matière d’écologie appliquée. Pour Lionel Guérin, le patron de Transavia, «Expliquer, c’est déjà faire comprendre les efforts de l’aérien en matière de protection de la planète». Et de compléter «Nous savons bien quelles sont les limites de l’avion en terme de Co2 mais nous faisons tout pour avoir des avions récents, moins gourmands et dotés d’équipements qui réduisent sensiblement la consommation comme les winglets en bout d’ailes, qui évitent les tourbillons d’air et diminuent le besoin énergétique de l’appareil».
Reste qu’il faudrait uniformiser cette information. Transavia y pense. Et les autres ?

Marcel Lévy
ml@vacancespratiques.com

Mercredi 26 Novembre 2008