Tout s’adopte, même moi !

Le monde entier a suivi, attentif et passionné, le voyage d’adoption engagée par Madona pour récupérer, par les voix les plus officielles, un jeune enfant malawite : David.



Face à la polémique née d’une adoption rapide, Hilary Clinton a rappelé voici deux jours qu’être « une américaine connue donnait des devoirs que l’argent ne saurait gommer ». De là à se dire que le monde du voyage pourrait s’inspirer d’un tel sujet… Il n’y a qu’un pas. Je mets de côté ceux et celles qui aimeraient adopter une chaise longue à Maurice ou aux Maldives. Banal. Par contre, dans le plus costaud, il y aurait quelques adoptions que le tourisme apprécierait. Première d’entre elles, l’adoption d’une tenue correcte dans des pays peu ou pas habitués à vivre nu (ou alors bien involontairement). L’histoire qui vient de se passer aux Maldives ou une anglaise à refusé de remettre un haut de maillot sous prétexte qu’il laisserait des traces inélégantes est révélatrice. Respecter les maldiviens, islamistes et profondément tolérants, n’est pas un luxe inabordable.

Au contraire. Mais ce n’est pas le seul exemple. Voici un mois, quatre français se sont retrouvés « en danger » après avoir ri et parlé fort au milieu d’une mosquée pakistanaise un jour de grande prière. Adopter un peu d’éducation au voyage ne ferait de mal à personne. Enfin, adopter un comportement adapté aux pays que l’on traverse est facile. L’Organisation Mondiale du Tourisme ne manque jamais de rappeler que si les cultures se partagent, elles se respectent. Une différence de taille qui échappe pourtant à quelques voyageurs.

Marcel Lévy
ml@vacancespratiques.com

Mercredi 29 Novembre 2006
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