Tout compris

L’heure est à la transparence commerciale, c’est ce qu’affirme Michel-Edouard Leclerc avec sa campagne d’affichage, « Tout compris ». En développant une idée qu’il défend depuis des années : faire apparaître le vrai prix pour le consommateur et ne plus utiliser l’artifice du prix d’appel où l’astérisque est plus important que le prix affiché.



Vendre la République Dominicaine à 590 €, voilà de quoi séduire le client. Y ajouter 170 € de taxe pour finir au global à 760 €, rien d’exceptionnel dans ce tarif quasi identique d’un site à l’autre à cette période. Ce cheval de bataille, Lastminute l’a enfourché lors de sa présentation de presse, hier mardi 6 juin. L’idée de Pierre Alzon, le patron du site de vente en ligne, reprend ce que disent bon nombre d’associations de consommateurs : il faut donner un prix complet, global, qui comprend à la fois les taxes aériennes, les surcharges carburant et les éventuelles taxes touristiques locales. Ce que les canadiens appellent le «gros prix», ou si vous préférez, celui qu’au final il faudra débourser pour acheter le voyage. Tous les sites de vente en ligne n’y sont pas favorables. Jouer le prix d’appel pour ferrer le client est d’actualité dans un site de vente sur deux. De là à perdre des habitudes rentables, peu le souhaitent.
Au final, le client doit apprendre à faire la part des choses d’autant qu’en ajoutant des frais de dossiers, d’annulation, d’assurances… Son prix sympathique à l’origine devient lourd à digérer. Michel-Edouard Leclerc est formel : plus l’éducation du client passera par la transparence plus ceux qui s’y refuseront passeront pour des margoulins. Le propos est juste. Il reste au client à le privilégier au moment de son achat.

Marcel Lévy
ml@vacancespratiques.com


Mercredi 7 Juin 2006
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