Tourisme chez les martiens ?

Y a-t-il une limite au terme tourisme de luxe ? Loin de la simple question de sémantique, je me demande en effet dans quelle mesure on peut décemment surnommer touriste une personne qui décide de s’offrir un séjour de 11 jours dans les étoiles pour la bagatelle de 25 millions de dollars…



Vous allez me dire, vu le coût du voyage, on est tranquille : le tourisme de masse chez les martiens n’est pas près de se développer… Quoi que : avec l’ambition de Richard Branson de devenir le premier transporteur spatial avec Virgin Galactic et de faire progressivement baisser les coûts à 169 000 euros le voyage, on peut craindre demain, de voir débarquer sur la Lune des hordes de voyageurs en short… Se posera alors un grand nombre de questions. Au hasard : comment, alors que la profession est aujourd’hui incapable de se mettre d’accord sur qui, de l’agence ou du touriste, est responsable quand ce dernier se fait enlever à Joolo, va-t-on transiger sur la sécurité de touristes qui peuvent demain se faire kidnapper par des petits hommes verts aux grandes oreilles ? Autre question, mais non sans importance, le problème des charters… Car Sir Branson ne sera pas le seul hélas à vouloir ouvrir l’espace à pas cher. Quand sera-t-il alors quand un groupe de touristes mécontents décidera de rester sur Jupiter parce que le vaisseau prévu pour leur retour ne leur inspirera pas confiance ? Enfin, question santé, Elvia et consoeurs doivent dès maintenant se poser la question : comment assurer le futur voyageur de l’espace ?… Quand on voit le bazar engendré par un poulet ou un moustique, je vous laisse imaginer le désarroi causé par une pustule rouge à rayures vertes contre laquelle l’effet d’un quelconque vaccin serait on ne peut plus aléatoire…
Stéphanie Clément
scg@vacancespratiques.com

Mardi 3 Octobre 2006
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