The business battle

Pauvres mortels qui voyagez en classe éco, vous ne soupçonnez pas la bataille qui se joue dans l’avion que vous allez prendre pour partir en vacances. Derrière votre plateau repas plastifié à souhait, se cachent les prémices de ce que l’on pourrait appeler : la business battle. La guerre de la classe affaire !



Pas moins de trois communiqués hier pour annoncer l’arrivée de nouvelles classes affaires à bord des appareils d’Air France, de Jet Airways ou de British Airways. Un lit de 2 mètres pour le premier, d’un mètre quatre vingt dix pour le second et d’un mètre quatre vingt trois pour le troisième. Au vu de cette débauche de luxe, l’A380 ne devrait avoir qu’une vingtaine de sièges en Première classe le jour de son lancement. On comprend les efforts des compagnies pour attirer des passagers à « fortes contributions (c’est le nom donné à ce type de clientèle) qui assurent près de 90% de la rentabilité de l’appareil. Le troupeau à l’arrière payant les frais de carburants et les amortissements divers.


Tous les présidents des grandes compagnies aériennes sont formels : l’avenir de l’avion va se jouer à l’avant. En First ou en Business. C’est là que sont les ressources nécessaires au développement. Rien à redire, c’est la loi du commerce qui s’applique à fond. De fait, les compagnies (à l’exception de celles du golfe comme Qatar ou Etihad) confirment qu’il faudra désormais s’habituer à la médiocrité de la classe économique. J’exagère un peu mais dans le fond… Je n’ai rien à redire de cette situation car je suis le premier à chercher un prix sur le transport aérien. Je veux un tarif de hard discounter mais je rêve d’un service 5 étoiles ! Un peu comme si, dans le métro, on me servait du caviar et du champagne entre Opéra et La Défense ! L’avion n’est plus un outil de rêve à lui seul. C’est un simple moyen de transport. Il faudra s’y faire.

Marcel Lévy
ml@vacancespratiques.com

Lundi 13 Novembre 2006
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