vacances pratiques


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S’ouvrir pour repartir




Victime d’une décision absurde du Ministère des Affaires Etrangères, le Sri Lanka retrouve la une de l’actualité avec son retour sur le devant de la scène touristique française. Oubliées les « mises en garde », finies les « suspicions », le pays va accueillir de nouveau des voyageurs français.


Cette décision, longtemps attendue par l’office du tourisme sri lankais à Paris, pose, indirectement, le problème de la sécurité des voyageurs dans le monde. Le Sri Lanka, comme l’Egypte ou la Turquie, est un pays qui n’aspire qu’à une seule chose : vivre en paix avec ses voisins. Qu’une bande armée vienne en troubler la tranquillité et c’est tout l’équilibre d’une région et d’un pays qui est mise en cause. Pour autant, on sait aujourd’hui qu’il est impossible de prévoir l’imprévisible. Tous les pays civilisés qui y travaillent connaissent les limites du « renseignement » et ne peuvent affirmer avec précision que la chasse au terrorisme est gagnée d’avance. Pire, les voyageurs, eux mêmes, acceptent l’impondérable et reconnaissent dans les sondages que rien ne se fait sans risque même dans les pays réputés pour leur tranquillité. La question soucie tous les professionnels du voyage. En Suède, la réponse est venue d’un colloque organisée par trois associations de voyageurs qui recommandent que plutôt d’enseigner la peur, il faut apprendre la prévoyance. Un regard utile et sans complaisance sur l’environnement du voyage. Apprendre à regarder les gestes de base de son voisin, apprendre à gérer son environnement proche, apprendre à se méfier intelligemment de tout ce qui entoure le voyage. « Bien évidemment » expliquent les spécialistes « la frontière entre paranoïa et observation est fine. C’est là tout le but de la formation ». Une idée à creuser pour éviter d’autres Sri Lanka injustifiés.

Marc Dandreau
md@vacancespratiques.com

Lundi 25 Juin 2007