Retraités au soleil

Nouveau venu dans la carte des pays chauds et pas chers, le Panama s’est mis en tête de convaincre les touristes américains et européens de venir s’installer là-bas.



Raisons mises en avant : le soleil, la mer, un coût de la vie peu élevé et une kyrielle d’avantages fiscaux en tous genres. Après le Maroc, la Tunisie et l’Etat de Floride aux Etats-Unis, voilà donc un nouveau pays qui envisage de jouer les maisons de retraite en bord de mer. L’idée est plaisante et elle peut, c’est sûr, attirer le chaland. Elle n’est pourtant pas sans risque. En terme d’image surtout. Le Panama qui ne jouit pas aujourd’hui d’un positionnement fort notamment auprès des touristes européens risque pour parler clair, de devenir une destination senior. Avec, en arrière-plan, les développements plus ou moins heureux qui peuvent aller de pair avec des voyageurs uniquement attirés par le soleil à moindre coût. Hôtels « all inclusive » en enfilade en bord de plages, résidences en béton qui vieillissent mal, européanisation de certains quartiers voire de villes entières…

Entendons-nous bien, je ne souhaite pas dénigrer les voyageurs de 60 ans et plus. Je m’interroge simplement sur la nécessité de cloisonner selon les types de personnes qui prennent l’avion. Là une région pour les personnes âgées, ici, une zone pour les familles avec jeunes enfants, là-bas une plage pour les gays…
Le voyage, c’est aussi le charme de la rencontre et un petit goût d’aventure, aussi léger soit-il. Ne l’oublions pas.

Stéphanie Clément
scg@vacancespratiques.com

Vendredi 27 Octobre 2006
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