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Panique à bord !




Un vent de folie souffle sur le ciel! Est-ce la crise des marchés financiers, le pétrole qui remonte, la nervosité économique globale, les passagers piquent des crises de nerfs, les contrôleurs s'endorment et les farfelus s'en donnent à coeur joie dans les exploits qui, finalement, réjouissent surtout les amateurs de sensations fortes eux mêmes. Retour sur une semaine épique.

Il semble que l’extrême vigilance confinant parfois à l’alarmisme que s’impose traditionnellement le secteur de l’aérien subisse un léger relâchement. Un manque d’attention d’abord décelé chez certains passagers, comme cet homme qui se retrouve à San José aux USA au lieu du Costa Rica, où cette dame qui atterit à Sydney en Nouvelle-écosse aux Etats-Unis alors qu’elle pensait voler vers l’Australie. D’autres au contraire poussent la vigilance un peu loin, comme ce fut le cas il y a dix jours à Roissy, où des passagers refusèrent de monter dans un avion à destination de Cagliari pour la simple raison qu’un mécanicien semblait «soucieux» en manipulant ses outils sur l’appareil. Des badauds paranos qui auraient sûrement frôlé l’apoplexie s'ils avaient su qu’une douzaine de bagagistes cleptomanes – désormais en garde à vue – manipulaient avec amour le contenu de leurs bagages.
Boulette toujours, et direction l’aéroport de Lesbos, en Grèce, où un contrôleur aérien a eu une panne d'oreiller, privant ainsi deux avions des informations nécessaires à leur atterrissage, ce qui revient à peu de chose près à bander les yeux d’un éléphant dans un magasin de porcelaine. Les deux appareils ont ainsi tourné en rond durant une quarantaine de minutes, avant d’être pris en charge par les services de contrôle secondaires de l’aéroport. Ouf!
Et pendant ce temps là en France, un quidam a failli décapiter le corps politique en survolant un espace aérien interdit. Un aventurier suisse (traumatisé par Walt Dysney peut-être?) nous l’a joué Buzz l’éclair au dessus de la Manche avec des moteurs accrochés aux fesses. Suivi de près par un Français parti pour rejoindre l’Angleterre en dirigeable à pédales. Notre Phileas Fogg a finalement renoncé à son exploit pour cause de vent défavorable, et fait savoir qu’il ne retenterait pas l’expérience, faute de moyens financiers. Eh oui, c’est la crise ! Manifestement, chacun est à cran.

Alexis Dufour
ad@vacancespratiques.com

Mercredi 1 Octobre 2008