vacances pratiques


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Où irons-nous cet été ?




Le mois de mars marque traditionnellement les engagements pour les vacances d’été : réservation des colos pour les enfants, location de gîte ou d’appartement et, pour les plus prévoyants, réservation des vacances en tout compris qui sont toujours moins chères 3 ou 4 mois avant le départ. Mais cette année, crise oblige, les voyagistes tentent de lire dans le marc de café !

Que ce soit chez les loueurs de gîtes, les hôteliers ou chez les voyagistes, une question est bel et bien partagée : où iront-ils cet été ! Parce que là tout de suite, mauvaises nouvelles économiques aidant, les ventes de l’été prochain sont en panne pratiquement partout. Y compris pour les familles qui, classiquement, cherchent à assurer leur séjour en club bien tranquilles pour ne pas risquer d’avoir des vacances gâchées. Elles aussi vont manifestement attendre la dernière minute pour se décider, quitte à partir… chez mamie, ou rester finalement à la maison. Le moins cher, quoi.

Depuis quelques jours, nous recevons des analyses de sites ou de tour-opérateurs qui essaient d’analyser les tendances, pour pouvoir prendre des engagements ou au contraire les alléger. C’est ainsi que Go Voyages nous annonce que les ventes sur les pays dont les monnaies faiblissent ont progressé (US, GB ou Islande) tandis que les pays de la zone Euro reculent (-13% pour l’Autriche, -18 sur l’Italie et la Grèce, - 22% sur l’Allemagne). Et il y a un bel effet d’aubaine pour des destinations réputées chères mais qui pratiquent aujourd’hui des prix cassés, comme Dubaï, Maurice ou la Polynésie. De son côté Hotel.com parle de week-ends plus nombreux dès aujourd’hui, révélant une vraie envie de s’évader mais moins longtemps : une seule nuit dehors ! Du logique, quoi. Car au final, le rôle d’un sondage, ou d’une pseudo tendance, est de prêcher pour sa paroisse. Pas un site commercial n’échappe à ce type de communication. Au contraire, parler de hausse des vacances «week-end» quand on vend des hôtels est plus que normal. Et de dire que tout va bien, plus que logique !

Il reste à savoir si les envies de voyage que ces TO manifestent vont durer. Si les efforts sur les prix qui s’affichent à notre Une donneront de vraies impulsions pour partir dans un contexte morose. Parce qu’il faudra dans tous les cas trouver le bas de laine pour financer l’affaire. Et que les TO tiennent jusque là.

Annie Fave

Mercredi 4 Mars 2009