Ni voleur, ni tricheur, ni menteur

Taillé pour se faire arnaquer, le touriste sait désormais déjouer les pièges du voyage. Tous ? Pas tout à fait ! Une récente thèse de fin d’étude, publiée avec l’aide de l’Organisation Mondiale du tourisme, démontre que l’imagination est loin d’avoir ses limites.



Connaissez vous Apothekon 2 ? Inutile de chercher dans un livre d’histoire, ce pharaon est né dans la tête d’un jeune égyptien de 28 ans qui, après l’avoir « découvert » le vendait en tranches dans la région de Louxor ! Un bout de bandelettes, deux ossements et des bois peints… Le tout avec la bénédiction de guides locaux qui servaient (moyennant finances) de rabatteurs. Une centaine de touristes s’est laissée piégée en dépensant entre 400 et 1500 € pour de vulgaires pierres sans valeur. A New York, Mark Fetrch, avait lui un "accès privilégié" aux restes calcinés du World Trade Center. Un hangar où trônaient des morceaux de métal noircis et tordus.

« Impossible de toucher, mémoire nationale » expliquait le gardien du temple qui, moyennant 400 $ trouvait, ci et là, quelques souvenirs « authentiques ». Des exemples de ce type, Marco San Pietri qui a réalisé ce travail, en recense plus d’un millier dans le monde. Ce qui le surprend le plus c’est la naïveté et la crédulité du touriste ! Pour cet ethnologue de formation, plus le piège est gros plus les arnaqués sont nombreux ! Et de préciser que sur les quelques voyageurs floués, peu en voulaient à leur vendeur. Le souvenir était plus fort que l’arnaque !

Marc Dandreau
md@vacancespratiques.com

Mercredi 27 Septembre 2006
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