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«Mourir d’art», c’est possible ?




Les Japonais aiment la France c’est bien connu. Certains en ont même des palpitations, des hallucinations, voire tombent en dépression. Cette maladie, heureusement assez rare, est appelée le syndrome de Stendhal. Paris, Florence et l’Inde semblent les destinations les plus touchées. Et il n'y a pas que les Japonais a être touchés!

L’histoire se passe à Notre Dame. Une touriste japonaise, son appareil photo en bandoulière, franchit timidement le seuil. Elle a attendu ce moment toute sa vie. Mais tout d’un coup, la voilà prise de tremblements, de palpitations et elle s’évanouit. Elle est immédiatement transportée aux urgences de l’Hôtel Dieu tout proche. Le diagnostic tombe : syndrome de Stendhal. Cette pathologie est développée par certains voyageurs un peu trop émotifs, le souffle coupé par la beauté du spectacle qui s’offre à eux. Comme son nom l’indique, Stendhal en est la première victime connue. En voyage à Florence, l’écrivain fut saisi d’une profonde émotion lors de sa visite à l’église de Santa Croce, en 1817. Il se demandera par la suite s’il était possible de « mourir d’art ».
Cette maladie touche donc les voyageurs un peu trop stressés par leur voyage, qui se trouvent désorientés au contact d’autres cultures. Le Taj Mahal, c'est vrai, est à mourir. Les français peuvent-ils s’enorgueillir de posséder un patrimoine si beau qu’il fait défaillir ? Les tours opérateurs japonais devront donc revoir leurs circuits. En lieu et place de tour Eiffel ce sera la tour Montparnasse. Il ne passeront plus devant la Joconde mais iront au musée d’Argenteuil, et se promèneront dans la Plaine Saint Denis au lieu des Champs Elysées....

Laury-Anne Cholez
lauryanne@vacancespratiques.com

Mercredi 16 Avril 2008