Moi, j’aime les anglais



Si l’on s’arrête au rugby, je comprends que certains chafouins aient une image négative de nos voisins d’outre Manche. Qu’ils n’apprécient pas le résultat de samedi soir, d’accord. Mais, cette possible « haine » de l’Anglais ne tient pas la route dans le temps. De fait, ils sont souvent ce que nous ne sommes pas : courtois, gentlemen, curieux et surtout voyageurs ! C’est peut-être ce qui explique notre « Je t’aime moi non plus » séculaire.

Je vous entends déjà évoquer les hooligans. Vous y avez pensez aux hooligans ? Oui, et nos amis British nous renverraient vite dans nos cordes avec nos « zyvas » de banlieue, guère plus distingués que leurs homologues anglais. Car globalement, à l’exception du vin et de la gastronomie, nous leur devons beaucoup de choses. Le rugby d’abord, le whisky entre autres, le cigare qu’ils ont élevé au rang de plaisir parfait, les bars des plus célèbres hôtels du monde (de Singapour à Jérusalem via Istanbul ou Le Cap) sans oublier cet art de vivre « so british » que l’on retrouve dans les Caraïbes ou en Asie. Car si les anglais ont des défauts, force est de constater qu’ils sont devenus, à l’étranger, bien plus sages que les allemands ou les hollandais.
Mais si j’aime les Anglais, c’est aussi parce que j’aime le Royaume-Uni. Un pays encore mal connu des Français et qui offre une telle variété touristique que l’on bénit le ciel de l’avoir fait pluvieux et gris. Autrement, il nous aurait aimablement piqué la place de première destination dans le monde. On aurait encore trouvé de quoi râler contre eux. Globalement, ils ont deux fois plus de châteaux que nous, une histoire prestigieuse, une diversité de paysage à faire baver d’envie un Nicolas Hulot de base, sans oublier des musées aussi riches que les nôtres.
Mais voilà, en ce lundi, j’aime les Anglais car ils sont malins et chanceux. Les Français s’en sont rendus compte à leurs dépens. Ces sacrés Anglais ont calmé d’un coup nos velléités de gaulois triomphants. De temps en temps, ça fait du bien d’inviter ses voisins. D’autant que, ne l’oublions pas, dans quelques années ce sont eux qui régaleront avec les Jeux olympiques. Eux qui paieront la note. Eux qui géreront les embouteillages. Rien que pour cela, j’aime encore plus les Anglais!

Marc Dandreau
md@vacancespratiques.com

Dimanche 14 Octobre 2007
pub
pub