Merci pour les veaux

La communication vers les consommateurs de billets d’avion est à l’esbroufe. Pas dans la qualité du vol ou des services (parfois inexistants). Pas même dans la sécurité ou la gestion des bagages. Encore moins dans l’ouverture de lignes ou l’arrivée de nouveaux avions. Mais sur le prix : le mensonge par omission se développe… à quelques exceptions près !



Annoncer un Paris New York à 199 €, voilà qui est attractif. En lui ajoutant un peu plus de 166 € de taxes aériennes et les surcharges carburants du moment, on atteint finalement les 405 €… Et c’est, à 2 ou 3€ près, le prix que l’on trouve sur la plupart des sites concurrents ! Quel est l’intérêt de la méthode ? Sans doute attirer du monde sur le serveur et garder quelques clients qui n’auront pas le courage d’aller vérifier ce que fait le voisin. Si l’on en croit les codes de la consommation, cette pratique est considérée comme illégale dans bon nombre de domaines d’activités. Dans le voyage, on s’interroge: la loi est floue ! Elle dit bien que le prix TTC doit être la pratique… Sans pour autant condamner ceux qui ne s’y plient pas. De fait, les taxes ne font pas partie du prix du transport et la surcharge carburant dépend de l’instant où l’on achète son billet.
Rien à opposer à ce calcul savant.
Rien, si ce n’est que le client pris pour un veau que l’on peut leurrer s’aperçoit vite de l’artifice. Et comme toutes les illusions, elle fait long feu. La preuve, quelques unions de consommateurs viennent de faire savoir qu’elles réfléchissent aux actions légales à intenter sur le sujet. Bandes de veaux, unissons-nous.

Marcel Lévy
ml@vacancespratiques.com

Mercredi 10 Mai 2006
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