Mais que diable va t-on en faire ?

Une récente étude de l’ASP (American Society of Photography) révèle que le voyage génèrerait à lui seul, dans le monde, quelques 56 milliards de clichés numériques tous les ans ! Une masse d’images dont on ne sait avec précision à quoi elles servent une fois visionnées au retour des vacances !



Plus facile à stocker qu’une boîte à chaussures remplie de tirages photographiques, le numérique est naturellement « cd-phages » même si au final, peu d’utilisateurs savent avec précision la nature des clichés qu’ils possèdent. Dans une étude internet menée auprès de 78 000 photographes amateurs, l’ASP constate que la photo reste toujours la première activité des voyageurs. Activité de mémoire pour 98 % d’entre eux. Activité de témoignage (pour 56%) ou activité familiale pour près de 78 % des parents qui datent ainsi l’évolution de leurs enfants.
Et après, demande l’ASP, qu’en faites vous ? On en imprime certaines pour 78% ou on les stocke sur CD ROM pour les revoir plus tard (91%).

Et ce plus tard reste flou. Près de 90% des personnes interrogées avoue avoir oublié ce qui a été gravé sur les CD! Un marché de la mémoire qui séduit les offices de tourisme et les professionnels du voyage, persuadés que la qualité montante de la photographie numérique chez les amateurs donnera plus d’authenticité à leurs catalogues ou sur leur site internet. Un voyagiste américain vient même de présenter un catalogue uniquement réalisé avec les images de ses clients. Selon l’ASP, difficile de voir la différence !

Marcel Lévy
ml@vacancespratiques.com


P.S : Vacances Pratiques, dans sa prochaine édition, consacrera un dossier spécial au thème : « Que faire de ses photos de vacances ».

Lundi 16 Octobre 2006
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