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Les sagas de l’été




Avec le succès planétaire de Bienvenue chez les Ch’this, le cinéma a prouvé sa capacité à mettre une région sous les sunlights pour en faire, à grands coups de promo et de millions d’entrées au box office, the place to be dans les prochains mois. A sa manière, la télévision renouvelle l’expérience avec les désormais cultes séries de l’été dont les premiers exemplaires arrivent maintenant au printemps…


Le phénomène en question s’appelle La Main Blanche. Une série en 4 épisodes qui se terminait donc en début de semaine avec, dans les rôles principaux, Bruno Madinier, un brun ténébreux, policier de son état, qui, même dans les situations les plus incongrues ne semble jamais se défaire de son blouson noir, et Ingrid Chauvin, tout en lèvres et en poitrine, anthropologue pour les besoins de la production.
Pour tous ceux qui avaient mieux à faire que d’être devant TF1 lundi soir, je rappelle brièvement le sujet : une série de meurtres est commis au cœur des marais salants de Guérande en Loire Atlantique : mains coupées, cadavres de jeunes femmes à moitié enterrés, mystère qui remonte à 1918… Théâtre de l’intrigue, la région est montrée sous toutes ses formes : poursuite dans les marais, scènes d’amour dans une maison posée sur les falaises face à l’océan, enquête dans les petits villages aux maisons colorées… Un formidable coup de projecteur donc, non dénué, parfois de quelques absurdités allègrement mises en scène pour en montrer le maximum… Ainsi, la morgue où travaille l’anthropologue se situe non pas dans un immeuble glauque comme c’est l’usage mais dans une église (!). Au terme de 4 épisodes haletants, le héros est laissé pour mort mais l’héroïne, après une longue promenade introspective sur une côte magnifique, le retrouve fringuant et au mieux de sa forme … dans les marais ! Long traveling entre les tas de sels et happy end sous forme d’embrassade goulue…
L’été approchant, les sagas éponymes doivent actuellement être en préparation… Au sein de la rédaction, nous sommes nombreux à nous demander qui, de la Vendée, de la Provence ou, pourquoi pas, du Nord Pas de Calais, tiendra le premier rôle. Personnellement, je suis impatiente de voir la scène où l’héroïne, après une folle nuit d’amour dans les terrils, attaquera sa journée chargée par une tartine de maroilles trempée dans le café…

Stéphanie Clément
scg@vacancespratiques.com

Mardi 3 Juin 2008