vacances pratiques


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Les pôles vont avoir chaud




Si les îles tropicales ont toujours la cote, le tourisme polaire ne se porte pas mal non plus. Il a même considérablement augmenté au cours de la dernière décennie, «ce qui pose de graves questions quant aux éventuelles conséquences négatives pour l'environnement et les populations locales», selon le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE).


Il faut dire qu’ils sont de plus en plus nombreux à vouloir admirer un ours blanc ou un manchot empereur «pour de vrai»… ou simplement fouler le sol de la banquise comme d’illustres explorateurs. En Arctique, le nombre de touristes est ainsi passé d'environ 1 million au début des années 90 à plus de 1,5 million actuellement. Et en Antarctique, le nombre des touristes sur des bateaux de croisière aurait plus que quadruplé tandis que celui des touristes terrestres se serait multiplié par 7 ! Ces chiffres révélés par le PNUE font - sans mauvais jeu de mots - froid dans le dos. D’autant que les infrastructures seraient insuffisantes pour gérer ce flot croissant de visiteurs.
Mais il faut raison garder, les conséquences négatives ne sont pour l’instant qu’envisagées. Et Achim Steiner, le Directeur Exécutif du PNUE, l’a bien fait remarquer : il existe un intérêt à ce tourisme de masse, s’il est géré de manière durable. Loin d’être le futur responsable de la mort de Bibifoc et de toutes les autres bébêtes à fourrure blanche, il pourrait contribuer à la conservation de l’environnement polaire ainsi qu’au bien-être et à la survie des communautés locales en Arctique ! Comment ? En réinvestissant les revenus issus du tourisme dans un programme de conservation de la nature en milieu polaire. Et puis, chacun peut contribuer selon ses moyens : en rapportant des mocassins made in Groenland, le touriste passe peut être pour un «beauf». N’empêche qu’il exporte la culture inuit…

Coralie Pascaud
cp@vacancespratiques.com

Mercredi 6 Juin 2007