Les passagers se rebiffent !



Marre d’être les cochons de payant, c’est sûr ! Etranglés par le prix de l’essence à la pompe, les passagers sont plus qu’agacés par les fameuses « surcharges » carburants que les compagnies leur font payer. Deux associations de consommateurs ont prié Air France de les baisser mais pour l’heure… en vain.

La chute du baril a atteint 7 dollars d’un coup mardi, les marchés se déclarant rassurés par l’éloignement de l’Ouragan Gustav des installations pétrolières du Golfe du Mexique. Et par la promesse des Etats-Unis de sortir du fuel de leurs réserves. Cent cinq dollars le baril (107 $ à Londres), il y a longtemps que l’on n’avait pas vu çà. Du coup, les actions des compagnies aériennes remontent. Mais le montant des surcharges ne baissent pas ! Elle peut encore atteindre 270 € pour un aller-retour long-courrier chez Air France, si bien que deux associations de consommateurs, Consommation, logement et cadre de vie (CLCV) et l'UFC-Que Choisir ont demandé à la compagnie de faire un geste. La réponse ? Patience ! «Air France ne paie pas son carburant au prix du jour, mais à celui du mois précédent», explique la compagnie. Il y a donc, dit-elle, un décalage entre les évolutions du cours du pétrole, et celles de la surcharge fuel, aussi bien à la hausse qu'à la baisse. Ah bon, mais alors pourquoi d’autres compagnies comme Transavia (filiale d’Air France !) peuvent elles se permettre des baisses ? Curieux.

Anne Le Goff
alg@vacancespratiques.com

Mercredi 3 Septembre 2008

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