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Les Maldives inquiètent les touristes


Même si les vacanciers sont rarement en contact avec les Maldiviens et si personne n'a été molesté au cours de la crise politique des dernières semaines, le fait même de ces soubresauts inquiète les touristes. Et comme ils ont l'embarras du choix pour les belles destinations ensoleillées, les annulations se sont multiplié depuis deux semaines pour les Maldives.



Le premier coup de semonce a été donné par l'interdiction brutale des spas qui, même si elle a vite été annulée, a pu inquiéter les amateurs de tranquillité. Quelques jours plus tard les manifestations rapportées par les télévisions, les propos islamistes de l'opposition puis la démission du Président Nasheed ont confirmé un sentiment global de destination déstabilisée. A vrai dire, les visiteurs étrangers atterrissent à distance de la capitale, sur l'île-aéroport de Malé. Ils quittent rarement leur resort et les contacts avec la population ne dépassent généralement pas les brèves conversation avec le personnel des hôtels qui, en plus, n'est pas toujours maldivien. Et il n'y a eu aucun accrochage avec les touristes ! Mais voilà, le mal est fait : selon le Maldives Association of Tourism Industry, le secteur touristique des Maldives, principale ressource du pays, devrait perdre plus de 100 millions de dollars de revenus en raison des annulations de voyages dues aux troubles qui ont secoué l'archipel. Quant on a le choix d'aller ailleurs, et ce choix existe, on ne va pas forcément dans le pays susceptible de gâcher vos vacances et votre tranquillité.
L'archipel aux près de 1.200 îles, destination touristique de luxe réputée pour ses lagons et ses plages de sable blanc, a attiré l'an dernier plus de 850.000 visiteurs, dont beaucoup de jeunes mariés qui paient pour leur lune de miel jusqu'à 12.500 dollars la nuit. Le pays vit du tourisme et le marasme qui va suivre ne va pas aider à pacifier les humeurs. La MATI considère que les six prochains mois seront difficiles et l'image de pays islamique n'arrange rien.
L'exemple de la Tunisie aurait pu inciter les autorités et surtout leurs hommes politiques locaux a plus de modération mais manifestement, la leçon n'a pas été entendue. Aujourd'hui Tunis peine à retrouver ses vacanciers et les Maldives s'agitent. Les réservations se font finalement ailleurs. Les Caraïbes, notamment, se portent au mieux....

Annie Fave

Jeudi 16 Février 2012