vacances pratiques


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Le vrai TO, c’est le client lui-même


Empêtrés dans une crise économique forte, les tours opérateurs cherchent aujourd’hui à contrer l’évolution grandissante du « self travel », pourtant né il y a dix ans en Europe. Porté par le net, l’achat direct d’un séjour, d’un avion, d’un hôtel ou la location de voitures sont devenus des habitudes de consommation qui passent fortement par des comparateurs de tout poil. Kayak, Liligo et autres sites comparateurs sont les référents de la génération Y et depuis peu, des jeunes retraités. On voit mal comment revenir en arrière, à moins de trouver de nouveaux modèles de distribution.



Le client est devenu son propre voyagiste. Que ce soit dans l’achat direct ou via des réceptifs installés dans les pays qu’il souhaite visiter, le client recherche le meilleur prix, le meilleur moment et le meilleur endroit. Car, ne nous y trompons pas, le voyageur français est prêt à payer la qualité… A condition qu’elle soit réellement au rendez-vous. Et tout naturellement, c’est vers le haut de gamme que se développent les nouveaux sites internet.

L’expression est lâchée : le luxe à petit prix. C’est, en résumé, ce qui est généralement devenue la base line de l’offre du marché. Mais au-delà, c’est la finesse de l’information qui conduit à trouver le bon produit, à condition d’y passer du temps. C’est justement ce dont disposent le plus les voyageurs, que ce soit au bureau à l’heure du déjeuner ou le soir à la maison. Mieux, en s’organisant entre amis, ce sont parfois plus d’une dizaine « d’agents de voyage » amateurs qui constituent le produit final.

Au final, est-ce moins cher qu’en agences de voyages ? Pas si sûr. La mise en place d’une offre réceptive par certains réseaux, comme Selectour Afat, démontre que l’on faire au même prix avec la sécurité d’un vendeur référencé. Ce que le client oublie souvent, c’est que la marge du réceptif va rarement dans sa poche, mais plutôt dans celle du fournisseur. C’est la base même du commerce.

Une comparaison ? La vente de fruits l’été au bord des routes, où les tarifs pratiqués sont généralement ceux de la grande surface, pourtant combattus par les agriculteurs. Et oui, réduire les frais de distribution ne veut pas dire vendre moins cher ! Les sites internet les plus réputés ne sont pas des producteurs mais des distributeurs. Et à votre avis, d’où viennent les offres ?

Marcel Lévy

Lundi 26 Mai 2014