Le ras-le-bol des papouilles

Contrôles et re-contrôles, les départs en vacances par avion commencent par une épreuve, l’aéroport. En plus du stress du départ et du timing, du terminal à trouver, les files d’attente s’allongent et, pour légitimes qu’elles soient, les vérifications pour la sécurité pèsent et angoissent un peu plus les familles. Petite consolation: nous, ce n’est pas tous les jours que nous nous faisons ainsi palper !



Ces contrôles tatillons, certains les subissent tous les jours. Et c’est ainsi qu’un pilote du Tennessee, exaspéré, risque de perdre sa licence. Michael Roberts, pilote pour ExpressJet Airlines, est basé à Houston. Les règles mises en place pour les équipages l’obligent, comme tout le personnel navigant, à passer chaque jour des dizaines de contrôles, même lorsqu’il ne quitte pas la zone sous douane, avec parfois quatre ou cinq points de sécurité distants de moins de 800 mètres. La semaine dernière, comme on le dit familièrement, il a « pété les plombs ». Refusé de passer au scanner corporel et, pour aggraver son cas, refusé de se soumettre à la palpation sous prétexte qu'il était en transit et qu'il n'avait pas quitté l'aéroport. Hélas pour lui, la TSA (Transportation Security Administration) veut faire un exemple. Elle explique que le refus de tous les contrôles (scanners et palpation) était contraire aux règles de sécurité en vigueur et précise que "C'est au équipage de montrer l'exemple". Certes. Mais certains jours, au troisième contrôle, juste en passerelle et au moment de monter dans l’avion, on compatit…

Et vous, ils vous importunent ces contrôles ?

Anne Le Goff

Vendredi 22 Octobre 2010
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