Le prix d’un pays ?

L’ouverture d’un nouveau site de vente en ligne de voyages (firstchoice.fr) proposé par l’une des entreprises fortes du domaine (Marmara) pose le problème du prix des vacances dans certains pays. Avec des séjours vendus à partir de 139 € en Tunisie, le client qui n’a plus de repères en matière tarifaire risque de perdre son sens du jugement.



En proposant sur son site des voyages pour des départs quasi immédiats, Marmara joue son rôle d’industriel du voyage en mettant en vente des séjours à prix écrasés, entre 30 et 60 % moins chers. Une façon pour lui de réguler ses stocks. Une excellente affaire pour les clients qui devraient plébisciter le site. Dans l’absolu tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes. Dans les faits, le client, inconsciemment, positionne le pays à un niveau de prix. Il n’est pas rare d’entendre dire aujourd’hui que la Tunisie vaut dans les 200 € pas plus. Tout comme la Turquie dans les 250 €, le Maroc dans les 240 ou l’Egypte entre 250 et 350 €. Difficile après de choisir des séjours à Djerba à 650 € ou des croisières sur le Nil à 1000 € sans penser que le TO qui les vend est un voleur.

De fait, un séjour à 200 € donne du 200 €. Pas de gambas ou de homards, des hôtels souvent simples (pour certains accueillants) et des déjeuners assez répétitifs dans le choix. Et les prestations étant a minima, tout bonus se paye, selon le principe de ma grand-mère : « Le bon marché coûte cher ». Qu’importe, si le client veut partir, pour pas cher et vite, ce site est fait pour lui. Et après ? Beaucoup pensent que les associations de consommateurs vont avoir du boulot car à ces prix agressifs dans un monde ou le consommateur pense que tout lui est du, la moindre erreur sur place se payera au prix fort.

Marcel Lévy
ml@vacancespratiques.com

Jeudi 28 Septembre 2006
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