Le pétrole baisse… Pas les surcharges aériennes



A 110 $ en moyenne ces derniers jours, le prix du pétrole semble se stabiliser en cette fin d’été. Répit ou tendance durable ? Bien malin qui peut répondre à cette question. Sauf que les compagnies aériennes, si rapides à programmer des hausses, le sont moins quand il faut répercuter les baisses. Dommage pour le consommateur, persuadé aujourd’hui que certaines de ces hausses sont totalement artificielles !

John Moes, expert américain en matière première, membre de la très sérieuse commission des affaires énergétiques, a jeté en fin de semaine un pavé dans la mare des gros consommateurs de pétrole. « En moyenne, depuis deux ans les compagnies aériennes et certains transporteurs ont trouvé dans la hausse carburant des sources de revenus qui dépassent le simple cours du baril », affirme ce spécialiste qui estime qu’il «faut désormais envisager un contrôle plus stricte des autorités sur les surcharges affichées de certains tarifs car la hausse des prix du pétrole est devenu un nouvel eldorado de la rentabilité financière».
Dénoncées par Afat Voyages en juin dernier, les tendances prises par certaines compagnies peuvent aujourd’hui apparaître douteuses. L’absence totale de transparence de leur pratique de prix et, pire encore, de leurs fournisseurs, jette l’opprobre sur les méthodes et les pratiques. D’autant qu’à écouter les patrons des plus grosses sociétés du transport aérien, l’avenir est sombre. Une « tendance » auto proclamée qui leur rend bien service pour justifier dès aujourd’hui des hausses de demain… Voire maintenir les surcharges actuelles. Les low costs ont bien compris les dangers marketing d’une telle communication. Et les autres ?

Marcel Lévy
ml@vacancespratiques.com

Lundi 18 Août 2008
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