Le glamping, c’est si bon, si bon



Ne cherchez pas dans un dictionnaire de langue la traduction française du glamping. Une contraction des mots glamour et camping. Une sorte de village de tentes un peu « bling bling » dont seraient exclus les beaufs et les pauvres ! Prenez une tente de l’armée, peignez là d’une couleur trendy et équipez là comme un quatre étoiles pour boy scouts fortunés. Bingo : vous voila patron d’un glamping ! Reste à trouver le terrain et à convaincre Dubosc d’en faire un film. Qui sait ?

Les américains, à la base du concept, regardent avec beaucoup d’intérêt l’évolution du glamping en Europe. De fait, j’imagine mal ce petit Crillon du peuple s’implanter dans les Ardennes. Non, il faut aussi que l’environnement soit glamour. Saint Tropez, du moins l’arrière pays, ou la Baule, loin derrière l’autoroute. Bref, rien qu’à évoquer le lieu, on oublie la nature même du camping. Mais l’idée est loin d’être aussi stupide que je le laisse croire. Le glamping est déjà une réalité au Botswana ou en Namibie et bien des villes d’Amérique du Sud sur les hauts plateaux font appel à des tentes de ce type pour des voyageurs fortunés. Le retour à la nature, au tourisme « sans trace », séduit toutes les classes sociales. On comprend mieux l’intérêt de la formule. Reste que comme tous les projets un peu difficiles à expliquer, les premiers pas du glamping européen font sourire. Preuve que les canons du luxe sont encore bien formatés.

Marcel Lévy

Mardi 14 Avril 2009
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