La raquette plutôt que l’avion

Dimanche 11 mai : finale hommes de l’édition 2006 de Roland Garros. Entre deux points, Christian Bîmes, président de la Fédération Française de Tennis prend la parole au micro de Nelson Monfort pour annoncer haut et fort le soutien de la Fédération et du tournoi au projet Unitaid du Président Chirac.



Pour mémoire, rappelons le principe de base qui préside au fonctionnement de ce projet : faciliter l’achat de médicaments et aider les pays en voie de développement à accéder aux traitements de base en surtaxant les billets d’avion (en classe éco, 1 euro pour les vols nationaux ou intra européens et 4 euros pour les vols internationaux, dix fois plus pour les business ou premières). Sur le papier, l’idée est formidable. Elle amène cependant une question : pourquoi taxer les billets d’avion et pas les fleurs, le foie gras, le ticket de métro… Ou les places de Roland Garros ! Car l’intervention du Président Bîmes fait naître en moi une suggestion saugrenue… Fort de l’impact médiatique d’un tournoi comme les Internationaux de France, la Fédération de Tennis et son Président ne devraient-ils pas mieux balayer la terre battue qui se trouve au pied de leur raquette et proposer une taxe de 10% sur le prix de chaque place vendue Porte de Saint Cloud au profit des pays en voie de développement ?
Après tout, les amateurs de tennis ne sont pas moins riches que les voyageurs.

Stéphanie Clément
scg@vacancespratiques.com

Mercredi 14 Juin 2006
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