vacances pratiques


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La politique des tiroirs


Avez vous remarqué combien les pratiques des compagnies low-costs se répandent? Après la taxe pour payer en ligne avec une carte de crédit - Et comment faire autrement ? - Ces transporteurs pas cher ont instauré le sandwich puis inventé le bagage payant, le siège payant, que sais-je. Et ils font désormais école... Y compris pour la croisière !



J'achète un billet en ligne, je paie une taxe pour ma CB. Je n'édite pas ma carte d'embarquement, je devrais la payer à l'arrivée. Deux bagages ? C'est un de trop, surcharge. Ma valise est unique mais elle fait plus de 13 kg ? En soute, donc taxe. Après le sandwich et autres zakouskis, c'est ma place privilégiée (sur les places avant) qui sera à payer puisque j'ai plus de place pour les jambes. Toute cette politique des tiroirs de paiements qui s'ouvrent à mesure que je progresse vers l'avion, les compagnies régulières les mettent progressivement en place. Il y a déjà un moment qu'Air France fait payer l'espace pour les jambes, elle suit de près les expériences sur les sandwich, les oreillers, les bagages et autres que les compagnies régulières américaines ont déjà instaurées et pour cause: par ces temps de vaches maigres dans le transport aérien, toute recette est bonne. Dans le principe, il s'agit de faire payer au passager tout ce qui n'est pas strictement du domaine du transport. Tout service est ainsi facturé. Remarquez, parfois, on ne passerait bien du jus d'orange entre Paris et Nice, toujours gratuit sur la compagnie, au profit d'un vol bien à l'heure...

Il reste que cette "déstructuration" du prix fait école. Dans le train Thalys, le wi-fi se paye en seconde. Et les compagnies de croisières y travaillent. La cabine avec vue mer est plus chère que la cabine intérieure, normal. Mais la chaise sur le pont ? Les compagnies américaines veulent les faire payer, officiellement pour éviter les prises de becs qui se multiplient entre les passagers, ceux qui cherchent en vain une chaise longue au bord des piscines du bord et ceux qui les accaparent, sans toujours les occuper. Diable, dans quel engrenage mettons nous le doigt ? Si cela continue, le taxi continuera à nous faire payer la course, mais passera par la pompe pour nous facturer l'essence...

Annie Fave

Vendredi 25 Novembre 2011