La galère de la réussite



Lorsque les vélib’ ont été lancés, en juillet de l’année dernière, les septiques pariaient que l’engouement éventuel ne durerait pas. En réalité, non seulement le succès donne des idées à beaucoup d’autres villes, mais les samedis, il faut pédaler pour trouver où ranger le vélo emprunté ! Résultats indirects de ce succès parisien : les amateurs reprennent leurs voitures et les cyclistes le métro. Dommage.

Les gestionnaires de vélib’ ont fait des efforts d’imagination, cet hiver, pour récompenser les cyclistes qui laisseraient le vélo en haut des côtes, puisque tout le monde les laisse en bas. Le problème, c’est que les jours de beau temps et d’affluence, tous ceux qui empruntent un vélo ont la même envie, le laisser là où « les choses se passent ». Autrement dit le centre ville, les endroits de rendez vous classiques comme les Champs-Elysées ou le Chatelet, la Bastille ou Saint-Michel. On peut imaginer que c’est la même chose à Lyon ou La Rochelle ! Le problème, c’est que les agents de redéploiement vont nettement moins vite que les cyclistes ! Samedi, les velib’eurs qui avaient la mauvaise idée de choisir la gare de Lyon pour pédaler ne devaient pas songer à les rendre avant… La Défense ! Stations saturées, cyclistes au bord de la crise de nerfs,… Le dépôt du fameux vélo demandait patience et sagacité, pour dénicher une station moins fréquentée. Le temps de trouver un espace libre, la demi-heure gratuite prévue était largement dépassée, et les mécontents étaient légion. Il va falloir que les gestionnaires mettent des renforts les jours de beaux temps couplés aux Technoparades, s’ils ne veulent pas voir les cyclistes reprendre leur voiture pour se déplacer….

Annie Fave
af@vacancespratiques.com

Dimanche 21 Septembre 2008

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