La fin des bons plans ?



« Tu n’as pas un bon plan, pour l’Ascension ? ». Refrain connu pour tous ceux qui travaillent de près ou de loin dans le voyage, les mois de Mai et Juin sont synonymes de sollicitations, pour aider à fabriquer un week-end ou même les prochaines grandes vacances. Bonne copine je m’y colle. Dur, dur.

Ventes de dernière minute, soldes d’invendus, il y a quelques années les fameux « bons plans » abondaient. On se les repassait de la bouche-à l’oreille, pas très compliqué de se faire une réputation de fille bien tuyautée. Aujourd’hui Internet abonde, la concurrence est rude entre soldeurs, mais le problème c’est que les tour-opérateurs ont appris à gérer au plus près leurs stocks. « L’early-booking » est à la mode, on récompense les premiers acheteurs et on limite ses engagements au maximum sur les réservations de places d’avion ou d’hôtel, histoire d’éviter de boire la tasse. Du coup les soldeurs qui reprenaient les invendus pour les brader n’ont plus grand chose à solder.
Logique, économiquement. Mais maintenant, les vrais « bons plans »…sont rares. Quelques places pour la Tunisie, des voyages en France en pagaille, proposés souvent directement par les hôtels eux mêmes, mais il y a bien longtemps que les dernières places pour Londres ou Rome se sont arrachées à prix d’or. Désormais le petit week-end, il faut le réserver très à l’avance.
Etonnant comme un marché se transforme: alors qu’il y a dix ans on n’avait pas de RTT, il y avaient des occasions en or. Aujourd’hui le temps libre se trouve, ce sont les bonnes occasions et les sous qui manquent. Grrr. La prochaine bonne occase, je me la garde. Tant pis pour la bonne copine.

Anne Le Goff.
alg@vacancespratiques.com

Vendredi 11 Mai 2007
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