vacances pratiques


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L’avion toujours plus cher ?


A deux mois des vacances d’été, le pétrole à 70 dollars le baril risque de bousculer les tarifs de l’aérien. Dans l’absolu, les surcharges pétrolières sont répercutées en temps réel par les compagnies, au fur et à mesure des hausses constatées et de leur approvisionnement.



Dans la réalité, certaines compagnies anticipent alors qu’elles ont des contrats pétroliers à long terme et vivent sur des stocks à 30, 60 voire 90 jours. Lors de la dernière crise pétrolière, Air France qui était couvert jusqu’à un certain prix par ses assurances, n’a pas hésité à répercuter de suite les hausses de carburant et ce pour ne pas pénaliser les achats à venir. Aujourd’hui elle « attend de voir » mais applique 5€ de surcharge aux vols de KLM.

D’autres, comme des compagnies asiatiques ou américaines, pensant que le tarif viendrait à se stabiliser rapidement se sont empressés d’attendre. Ils s’en mordent les doigts. Ce sont aujourd’hui les premiers à anticiper la hausse annoncée.

Il reste qu’aujourd’hui avec la crise en Iran et les problèmes de production dans le Delta du Niger, le pétrole est annoncé à 100 dollars pour la fin juin. Spéculation ou réalité d’un marché ? Bien malin qui pourrait le dire. Seule certitude, si ces crises se poursuivent le prix moyen d’un déplacement long courrier pourrait augmenter de 8 à 12 %. Des surcoûts qui ne prennent pas en compte la nouvelle taxe Chirac (applicable au 1er juillet) et les hausses annoncées des taxes de sécurité et d’aéroport.

Le voyage pénalisé par les crises, l'image n'est pas nouvelle mais risque bien de favoriser les séjours de proximité. Tout ce que craigent les professionnels du tourisme.

Et vous, vous en pensez quoi ?*

Marcel Lévy

* Pour participer au débat : info@vacancespratiques.com

Lundi 17 Avril 2006