L’art de la valise



Partant du principe que comme « on fait sa valise on voyage », un sociologue américain vient de publier un petit précis sur l’art de faire ses bagages. En dix ans les habitudes évoluent et les premiers constats sont sévères : les hommes plus que les femmes pataugent dans l’art d’installer un slip ou un pull à la bonne place. Et l’homme de l’art d’en tirer des conclusions sociologiques surprenantes.

Savez-vous qu’un pull négligemment jeté sur le haut d’une valise est un signe d’angoisse. Une pile de t-shirt accessible rapidement démontre une curiosité forte. Enfin, une trousse de toilette sur le côté signe un caractère classique peu enclin à la découverte ou à l’aventure. Inutile de sourire, nous voilà tous pris la main dans le sac. De voyage bien sur. Peter Sowan, universitaire californien ne badine pas avec dix années d’observation. Son livre «L’art de faire ses bagages» reprend plus de 2300 interviews et «sondages» réalisés au pied des tapis dans les aéroports ou à la descente du trains. Des voyageurs qui ont joué le jeu en montrant leurs valises et en expliquant la façon de les faire. A priori, l’étude n’avait pas pour but de déboucher sur un livre. Mais depuis qu’elle a été livrée aux fabricants de valises, et publiée par la presse américaine, le grand public s’est pris au jeu. Comprendre comment un pull peut transformer un bonnet de nuit en Indiana Jones fascine. Au point que Peter vient de s’engager dans une nouvelle vague d’enquête sur près de 8000 américains. Et cette fois ci il veut aller plus loin en démontrant qu'une «valise c'est un petit chez soi à l'étranger». Bref que l'on voyage comme on vit.

Marcel Lévy
Ml@vacancespratiques.com

Lundi 12 Mars 2007
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