Je me ferais bien un calendrier



Depuis quelques années, la meilleure façon de récolter de l’argent c'est, quelle que soit la cause, de publier un calendrier. Pas un truc mièvre, politiquement correct. Rien qui ne ressemble au calendrier des postes avec le chiot qui mordille une pelote de laine où la feuille morte qui n’en finit pas de tomber. Non un truc sérieux : cuir, érotisme et nudité. Du velu, si j’ose dire !

Le tourisme va mal ? Qu’importe. Prenons dix pros du tourisme, hommes et femmes, et hop à poil ! Pas pour du défilé de contestation. Non pour du calendrier genre « Pirelli ». Le cocotier devant les attributs ou du sable blanc sous les fesses. Et pour être dans le ton, de l’érotico à la sauce durable. La nature offre le décor. Le tourisme donne le meilleur de ses dirigeants. C’est simple, suffisait d’y penser. Rassurez-vous je ne vois pas qui irait convaincre Jean Cyril Spinetta (fort bien conservé) ou Jacques Maillot (qui a connu des heures plus glorieuses). Mais imaginez que demain en allant acheter nos billets on tombe sur le boss de NF (beau mec, disons-le) une pelle à la main et le reste à l’air ! Avouez que cela attirerait du monde dans les agences. Une autre vision du palmier ou des dunes. Que demande le peuple ? Ajoutons que les bénéfices iraient directement chez Hulot (qui pourrait se fendre d’une petite fesse amicale) et le tour est joué. Voilà comment je viens de sauver le tourisme d’un marasme annoncé. Que les premiers courageux lèvent le doigt. Mais surtout ne venez pas me dire : «Et toi, pourquoi tu ne commences pas ? ».
Je n’ai jamais aimé les autoportraits et encore moins les ruines !

Marcel Lévy
ml@vacancespratiques.com

Lundi 1 Octobre 2007

pub
pub