Irons-nous à Londres l’an prochain ?

Célébrée pour la qualité d’organisation des Jeux Olympiques et le sourire de ses bénévoles, Londres espère tirer profit sur le long terme des retombées de l’événement. Et avec elle toute la Grande-Bretagne !



Ce sont surtout les stades que nous avons vus à la télévision lors de ces Jeux mais la Grande Bretagne toute entière espère capitaliser sur l’image positive qui en a marqué l’organisation pour donner envie de visiter la destination dans les prochains mois et les prochaines années. Pour l’heure, Londres semble avoir tiré son épingle du jeu grâce à une forte présence des britanniques eux-mêmes qui, emporté par l’enthousiasme ambiant, ont afflué vers la capitale pour assister à l’événement, complétant ainsi une fréquentation un peu trop maigre des hôtels de Londres par les étrangers. Le Premier ministre David Cameron maintient que les Jeux devraient permettre à la Grande Bretagne d’engranger quelques 13 milliards de livres (plus de 16 milliards d’euros) lors des 4 prochaines années. Il souhaite que son pays attire 40 millions de touristes en 2020, contre 30 millions actuellement, et parie notamment sur les Chinois pour renforcer son tourisme. Il reste que, pour ce faire, Londres devra savoir rester raisonnable côté prix et attractive côté culture. Le Tate Modern Museum donne l’exemple avec des expositions interactives qui amusent et impressionnent autant les adultes que les enfants. En revanche la Tour de Londres suppose d’avoir un budget familial conséquent. Même avec plusieurs musées en un, un Pack Famille à 55 € (2 adultes + 1 à 6 enfants) grève sérieusement le budget. Mais que ne ferait-on pour voir défiler les bijoux de la couronne sur un tapis roulant (si, si !) ou glisser sa tête dans le casque de l’armure d’un chevalier, histoire de comprendre ce qu’il voyait… ou pas. La qualité de l’interactivité et de l’expérimentation pourrait inspirer bien des musées français mais le fait est qu’il va falloir à Londres bien des efforts encore pour faire dire aux touristes que Londres, c’est «The Place to be !»

Anne Le Goff


Mercredi 15 Août 2012
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