Ils sont fous ces gaulois !



Jules César avait raison. Dans son ouvrage «La guerre des Gaules», loin d’être récent car écrit en 52 avant Jésus Christ, il soulignait déjà cette volonté des tribus gauloises de se regrouper pour agir. Et pas seulement pour s’opposer aux légions romaines. Non, les gaulois aimaient tout simplement vivre en tribus. Par plaisir plus que par obligation. Sans doute ce qui a inspiré Goscinny et Uderzo pour le banquet final d’Astérix et Obélix. Et aujourd'hui manifestement, cela continue!

Si l’on en croit nos Ministres, réunis la semaine dernière pour parler du tourisme en France jusqu’en 2020, cette tendance "tribu" pourrait bien marquer les 20 prochaines années. Pour faire des économies, pour partager l’envie d’être ensemble ou simplement pour se retrouver quelques semaines l’été, les raisons de cette vie collective sont nombreuses et les professionnels du tourisme commencent à les prendre en compte. On le voit déjà aux Gîtes de France ou les grandes surfaces sont très demandées. Idem dans les camping ou les « pow wow » sont loin d’être rares. Se regrouper, en tentes ou en mobiles-homes, est une vraie nouveauté même si, tous les spécialistes le disent, la tribu peut aussi naître des rencontres de vacances. Faut-il alors penser que cette «tribu» est l’avenir des vacances d’été ? «Sans doute», explique Andrew Cart, sociologue anglais qui note la même tendance chez nos amis d’outre Manche. «Dans un pays où la pression professionnelle est forte, se regrouper donne de la confiance» remarque t-il en ajoutant, souriant, «que les britanniques ont le sens aigu de la fête».
Pour les français, on le constate, la tribu se vit surtout l’été, comme si les beaux jours, associés à la chaleur du jour voire de la nuit, donnait des envies de souvenirs communs. Une sorte de bonheur partagée que les Offices du tourisme ont bien compris. Cette année, plus de 46 000 fêtes populaires seront organisées dans les villes et villages de France. César, du haut de son paradis, se voit conforté dans ses observations. Preuve que finalement, nous ne sommes pas des adeptes du changement.

Marc Dandreau
md@vacancespratiques.com

Lundi 16 Juin 2008
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