Il faut lever le voile



L'Iran vient officiellement de faire savoir aux agences de voyage européennes que la police ne serait plus tolérante avec les femmes qui prendraient des libertés avec le voile islamique. Le général Hossein Sajedi-Nia, chef adjoint de la police vient même de préciser «qu'après une période d'avertissements, des sanctions seraient prises contre les touristes et les femmes étrangères qui pourraient se voir infliger de sévères amendes voire des peines de prison ferme en cas de récidive».

L'histoire pourrait apparaître (tristement) cocasse si, dans le même temps, l'Iran n'avait pas demandé aux autorités européennes de « faciliter la pratique de l'Islam et de ne pas chercher à imposer aux visiteurs iraniens, des coutumes qui ne seraient pas les leurs». Dont acte. Une fois de plus, le tourisme se retrouve pris entre deux feux. Le premier, sans doute exacerbé par une fois qui déplace des montagnes, oblige les visiteurs à se plier à des règles qui ne sont pas celles de leur pays d'origine. C'est parfaitement normal et louable si l'on considère que le voyageur se doit de respecter les us et coutumes locales. Porter une kippa au Mur des Lamentations à Jérusalem, se couvrir les bras à Saint Pierre ou arborer un voile en terre Iranienne ne sont que des conditions respectueuses d'un tourisme impliqué dans la vie du pays traversé. A l'inverse, refuser de se plier ou du moins de s'adapter aux règles du pays visité en imposant les siennes est une offense évidente et regrettable au sens de l'accueil et de l'hospitalité. Il ne nous appartient pas d'entrer dans le jeu politique des partisans ou des opposants à de telles méthodes. Chacun est juge. Mais le monde, qui s'ouvre aujourd'hui à toutes les idées, à toutes les pratiques et à toutes les découvertes se doit d'apprendre toutes les formes de tolérance et refuser toutes les visions extrémistes.

Marc Dandeau
md@vacancespratiques.com

Mardi 8 Mai 2007
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