Grains de sable



Mauvais temps pour les passagers du transport aérien : les avions constituent toujours le moyen le plus sûr d’aller sur de longues distances d’un point A à un point B. Mais les incidents techniques se multiplient… Et transforment la vie des passagers en parcours du combattant. Demain, je reste chez moi ?

Panne de réacteur par ci, incident à l’atterrissage par là, les infos sur des incidents techniques se multiplient sur les sites Internet spécialisés. Dieu merci, tout cela ne se termine pas en crash mais la croissance du trafic aérien est telle que les alternatives deviennent plus difficiles. Témoin cet appareil d’American Airlines qui a décollé samedi soir de Dallas direction Paris. C’est à New-York que les passagers se sont retrouvé plusieurs heures plus tard, et l’impossibilité de trouver un autre appareil oblige à dispatcher les passagers sur tous les vols possibles. Un départ est programmé pour le soir et au lieu de dimanche matin tôt, c’est à la mi journée de ce lundi que les passagers pourront arriver. Non : auraient pu. Finalement le vol du soir est annulé, allez savoir pourquoi, et tout le monde reste sur le tarmac. Sauf à vouloir payer un autre billet sur une autre compagnie, il faudra encore patienter…après moult discussions et échauffements à Kennedy Airport.
Certes, il vaut mieux prendre la précaution d’atterrir et réparer que de se lancer à l’assaut de l’Atlantique avec un moteur défaillant (si tant est que ce soit cela, parce que les informations, bien entendu, sont restées dans la gorge de l’équipage). Mais toutes les explications du monde sur la facilité de circulation se trouvent de plus en plus confrontées à une réalité burlesque. Les contrôles de sécurité ajoutent des heures d’attente dans les aéroports, les machines sous tension tombent plus fréquemment en panne, et les compagnies ont tellement restreint leurs coûts qu’elles n’ont plus de solution de rechange en cas de panne. Le quotidien des passagers ressemble à un parcours du combattant. Si bien que les héros de l’aéropostale qui transportaient leurs missives coûte que coûte semblent avoir existé sur une autre planète : aujourd’hui des passagers abandonnés par un avion défaillant doivent discutailler des heures pour une alternative. 36 heures plus tard. Peut-être.

Annie Fave
af@vacancespratiques.com

Dimanche 10 Février 2008
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