vacances pratiques


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Faux et usage de faux




L’affaire fait grand bruit aux Etats Unis, même si à ce jour toutes les preuves annoncées n’ont pas encore été publiées : 80% des gros comparateurs seraient aux bottes d’une dizaine de grands sites de voyage. En clair, outre le fait d’acheter des mots clés et des référenceurs instantanés, les vendeurs passeraient des contrats financiers juteux avec des sites web pour être en tête des offres de voyage. Une attitude qui suffit à leurrer un consommateur qui découvre que le moins cher du net est loin d’être le moins cher tout court !

Le net aura-t-il vécu ses derniers instants de fraîcheur ? C’est la question que se posent les associations de consommateurs dans le monde entier. Comment être certain de l’honnêteté d’un comparateur de voyages si celui ci est voué aux règles du commerce le plus basique ? Pas facile de répondre à ces deux questions sans avoir les moyens de contrôler le fonctionnement de certains sites de vente de voyages. Aujourd’hui, le doute s’est installé. Dans l’univers de l’aérien, il est clair que bon nombre de serveurs établissent leur classement en fonction des contrats privilégiés avec les compagnies aériennes. Une simple visite sur les sites des grands noms français de vente en ligne démontre qu’à dates identiques, à lieux identiques, le prix varie car les compagnies aériennes recommandées ne sont pas les mêmes. On se demande pourquoi. Mais le plus grave, une fois le doute installé, c’est la fin de la confiance que peut avoir le consommateur dans l’information qu’il trouve sur le web. Visiblement, le net n’est plus le chevalier blanc du commerce. On se doutait bien que l’attrait du commerce dépasserait l’intérêt de l’internaute. Désormais, on le sait.

Marc Dandreau
md@vacancespratiques.com

Dimanche 28 Janvier 2007