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Ecoterrorisme ? les bases du succès




Prenez un citoyen lambda, plutôt ouvert à ce qui se passe autour de lui. Assénez lui quelques horreurs (vraies ou fausses) sur la couche d’ozone, ajoutez un zeste de réchauffement et secouez-le avec les derniers résultats des tests agroalimentaires venus d’on ne sait où. Enfin, dites lui bien que tout est de sa faute et que si la planète se meurt, il est le seul responsable de cette situation. Bravo: en cinq minutes vous venez de réussir votre concours d’ecoterroriste !

Peut on parler de tourisme durable si la seule approche du domaine se construit sur la théorie du pire qui est à venir ? A cette question, deux scientifiques européens (un allemand et un anglais) tirent la sonnette d’alarme en refusant le catastrophisme permanent de leurs collègues et en dénonçant cette guerre d’usure menée autour de la bonne conscience des pays riches. Pour Mark Stich, d’Oxford, il faut aujourd’hui accepter ce qui est de l’évolution normale de la planète et lutter contre ce qui est lié à la pollution humaine. «S’attaquer à l’avion pour dénoncer sa pollution est un terrorisme inacceptable» ajoute Gunther Schloss, universitaire et journaliste Berlinois qui précise que "Nous devons apporter et développer nos connaissances en matière de protection de la planète jusqu’au bout du monde". Et les deux hommes de dire qu’il faut éduquer avec optimisme et confiance. Expliquer avec le sourire et accepter les ratés : «C’est la tolérance qui donnera naissance à la conscience écologique. Bousculer l’éco-citoyen sous le prétexte que le scientifique sait mieux que le commun des vivants nous mène droit dans le mur». Et pour concrétiser cet appel à l’ouverture d’esprit, ils proposent que chaque enfant d’un pays riche soit le référent d’un enfant d’un pays en voie de développement. Que de cet échange naisse une autre vision de la planète. N’est ce pas un peu ce qui fait aujourd’hui la valeur du voyage ?

Marcel Lévy
ml@vacancespratiques.com

Jeudi 28 Février 2008