Economie à tout crin



Toutes les compagnies aériennes s’y mettent : le billet électronique est de sortie, il devient même obligatoire. Raison invoquée : plus facile à gérer pour l’émetteur et des coûts d’impression à la charge du voyageur. Le refuser ? Difficile car désormais c’est le client qui paye pour l’économie que ne font pas les transporteurs. Cochon de payant.

Le billet électronique, c’est l’une des clés de survie des compagnies aériennes, à la recherche effrénée d’économies. Au point que leur association, Iata, a décidé que toutes devraient avoir abandonné le papier d’ici la fin de l’année, sinon elles seront radiées du groupement.
C’est vrai que le billet papier souffre de bien des inconvénients : entre les passagers qui le perdent, les escrocs qui le volent et ceux qui le copient, il multiplie les handicaps face à un billet informatique qui évite les saisies multiples et ne circule que dans les tuyaux informatiques. Pour rassurer le voyageur, quand même, on lui imprime un papier. Mais c’est la carte d’identité qui fait désormais foi au guichet d’enregistrement.
C’est le progrès. Bon. C’est surtout une belle économie pour les compagnies : le billet papier leur coûtait 7,5 euros (coût d’impression, de traitement, de passage de mains en mains,…). Celui du ticket virtuel, moins d’un euro. Et hop, dans la poche. Quant à ceux qui veulent vraiment un billet papier, ils sont désormais taxés. La compagnie scandinave SAS a montré le chemin de la sanction, 15 euros. Air-France-KLM a suivi, 8 euros. Gulf Air maintenant, 20 euros : plus que le prix du traitement, celui d’une amende. Voilà qui va convaincre Papy et Mamie qui avaient du mal à s’y faire… Moderne, je vous dis.

Anne Le Goff
alg@vacancespratiques.com

Mercredi 4 Avril 2007
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